À deux reprises la semaine dernière, le ciel nocturne de Crimée s’est illuminé avec la destruction incendiaire de précieux équipements militaires russes.
Aux premières heures de mercredi, des missiles de croisière ont frappé le chantier naval Sevmorzavod, qui abrite la flotte russe de la mer Noire. Des extraits des conséquences montraient le ciel de Sébastopol éclairé par un navire de débarquement et un sous-marin d'attaque en feu.
Le lendemain matin, à Eupatoria, à l’ouest de la péninsule occupée par la Russie, des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient une autre boule de feu. Cette fois, la cible serait l’une des batteries de défense aérienne sophistiquées russes S-400 Triumf.
Les attaques ukrainiennes à 150 milles derrière les lignes ennemies étaient les dernières d’une série de frappes contre la péninsule.
Alors que l’attention internationale se porte sur la lente progression de la contre-offensive ukrainienne à travers les tranchées et les champs de mines de Zaporizhzhia et de Bakhmut, les analystes militaires affirment qu’un autre volet de la vaste campagne ukrainienne consiste à frapper à distance la Crimée.
Kiev semble intensifier ses attaques contre des cibles navales russes, tant en Crimée que dans la mer Noire environnante.