Un scandale planétaire, entre #MeToo et le Dalaï Lama : "Rubiales a joué le méchant"

Elmundo - 16/09
L'ouragan médiatique, au niveau quantitatif, peut être évalué dans les 31,3 millions de résultats que Google a renvoyés hier après la recherche exacte de deux noms : "Luis...
Mis à jour samedi 16 septembre 2023 - 01:49

L'ouragan médiatique, au niveau quantitatif, peut être évalué dans les 31,3 millions de résultats que Google a renvoyés hier après la recherche exacte de deux noms : "Luis Rubiales" et "Jenni Hermoso". Si l’on approfondit l’aspect qualitatif, deux couvertures de lundi dernier suffisent. "Après le baiser, le match est enfin terminé pour le patron du football espagnol", titrait le journal britannique The Times. De l'autre côté de l'Atlantique, le New York Times a publié en première page : "Le plus haut responsable du football en Espagne démissionne à cause de son baiser non désiré". Après trois semaines, les images parsemaient encore les émissions de Sky News, de CNN ou encore de la chaîne française BFMTV. Il convient donc de s’interroger sur les raisons de l’impact disproportionné de ce scandale. Celui qui a placé le football espagnol à l’épicentre de la scène mondiale.

Dans un premier temps, il convient d'écouter Eric Maigret, professeur à l'Université Sorbonne Nouvelle à Paris. "L'être humain n'est pas pleinement rationnel ni pleinement émotif, mais plutôt un mélange d'affections et d'idées qui ont besoin les unes des autres pour constituer un récit solide. Le récit d'aujourd'hui est celui de l'émancipation des femmes et aucune émancipation ne se fait sans déborder", estime le prestigieux sociologue français. , en conversation avec ce...
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