Bronchiolite : 5 questions sur le traitement préventif disponible dès aujourd'hui

LCI - 15/09
[VIDÉO] - Un traitement est disponible, dès ce vendredi 15 septembre, pour lutter contre la bronchiolite qui touche 30 % des moins de deux ans chaque année. Administré à titre préventif, il vise à éviter les formes graves de la maladie fréquemment liée au VRS. Patients concernés, durée d'immunité, prise en charge... ce qu'il faut savoir sur ce sérum qui suscite beaucoup espoir.

Un traitement est disponible, dès ce vendredi 15 septembre, pour lutter contre la bronchiolite qui touche 30 % des moins de deux ans chaque année.
Administré à titre préventif, il vise à éviter les formes graves de la maladie fréquemment liée au VRS.
Patients concernés, durée d'immunité, prise en charge... ce qu'il faut savoir sur ce sérum qui suscite beaucoup espoir.

C'est une première. À compter de ce vendredi 15 septembre, un traitement contre la bronchiolite peut être administré aux patients les plus à risque, à savoir les bébés, en prévision de la saison hivernale qui conduit chaque année à une saturation des services hospitaliers pédiatriques.

Évoquant une "avancée majeure", le ministre de la Santé Aurélien Rousseau avait salué cet été l'arrivée de l'anticorps monoclonal nirsévimab, commercialisé sous le nom de Beyfortus par le géant pharmaceutique Sanofi. S'il est encore trop tôt pour affirmer que ce traitement marquera une révolution face à ce fléau hivernal, ce dernier suscite de grands espoirs après une épidémie 2022-2023 d'une ampleur sans précédent depuis plus de dix ans.

Comment protège-t-il et combien de temps ?

Le Beyfortus est un traitement préventif qui vise à éviter les formes graves de la bronchiolite qui conduisent à une hospitalisation. Plus concrètement, ce dernier vise à protéger contre le virus respiratoire syncytial (VRS), qui est la cause la plus fréquente de bronchiolite chez les moins de deux ans. Cela prend la forme d'une piqure unique dans la cuisse du bébé à l’aide d’une "seringue déjà pré-remplie", précise l'ANSM. 

À noter qu'en dépit d'un mode d'administration identique, le sérum injecté n’est pas un vaccin, mais un traitement par anticorps monoclonal. En d'autres termes, les jeunes patients reçoivent par injection les anticorps nécessaires pour être protégés contre la bronchiolite. 

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Deux dosages sont disponibles, selon le poids de l’enfant, à savoir une injection unique de 50 mg chez les nourrissons dont le poids est inférieur à 5 kg ou une injection unique de 100 mg chez les nourrissons dont le poids est supérieur à 5 kg.

Ces dernières suffisent pour protéger le bébé durant au moins cinq mois, l’immunité étant quasi immédiate.

Qui sont les patients éligibles ?

Tous les enfants de moins d’un an qui vivent leur premier hiver cette année ont droit à ce médicament cette rentrée. 

Si le traitement s'adresse en priorité aux bébés nés à partir du 6 février 2023, ceux nés plus tôt durant l'année 2023 peuvent également en bénéficier, sur prescription. 

Où est-il disponible et administré ?

L'administration du Beyfortus pourra avoir lieu avant même la sortie de la maternité, mais elle pourra aussi se faire chez le pédiatre, une infirmière, ou encore une sage-femme. 

Disponible dans les établissements de santé et sur commande en pharmacie, le traitement pourra notamment être prescrit par le médecin traitant.

Quelle prise en charge ?

Ce traitement est dispensé par les autorités de santé gratuitement. Au moins cette année, il n'y aura aucun reste à charge pour les parents d'enfants éligibles.

Pour rappel, la Haute Autorité de santé avait rendu début août un avis favorable ouvrant la voie au remboursement du Beyfortus. 

Quid des effets indésirables ?

À noter qu'un document d’information doit être remis aux parents avant toute administration du Beyfortus, car "comme tout médicament, il est susceptible d’entraîner des effets indésirables", prévient l’ANSM, soulignant qu'ils ne sont pas graves et sont en général d'intensité légère ou modérée et de courte durée. 

Ils peuvent apparaître jusqu’à quelques jours après l’injection et prendre notamment la forme d'une éruption cutanée, d'une réaction au site d'injection (induration, œdème et douleur), de fièvre. 

Audrey LE GUELLEC

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