LONDRES, 14 septembre (Reuters) - C'est une période critique. Les grandes banques centrales ont déconcerté les économistes avec une série de hausses de taux d’intérêt qui, jusqu’à présent, ont modéré l’inflation sans provoquer de récession mondiale.
Reste désormais le défi : comment suspendre le resserrement monétaire sans déclencher l’exubérance du marché concernant de futures baisses de taux qui assoupliraient les conditions financières et raviveraient les pressions sur les prix.
La Banque centrale européenne a relevé jeudi ses taux de 25 points de base (pdb), tandis que la Réserve fédérale américaine devrait maintenir la semaine prochaine les coûts d'emprunt à un niveau stable, tout en s'efforçant de contenir les spéculations sur un futur assouplissement.
Jusqu’à présent, neuf économies développées ont augmenté leurs taux d’intérêt au total de 3 915 points de base au cours de ce cycle. Le Japon est la colombe récalcitrante.
Voici où en sont les banques centrales, classées en fonction de leurs hausses de taux jusqu’à présent au cours de ce cycle :
Après une série de hausses de taux, les pressions inflationnistes se modèrent. Le taux de chômage a atteint 3,8% en août. Les prix à la consommation, hors produits alimentaires et énergétiques volatils, ont augmenté de 4,3%, soit la plus faible hausse sur un an depuis près de deux ans.
Les économistes interrogés par Reuters s'attendent à ce que la Réserve fédérale laisse son taux directeur inchangé, entre 5,25 % et 5,5 %, lors de sa réunion des 19 et 20 septembre.
La Banque de réserve de Nouvelle-Zélande a relevé en mai son taux directeur à 5,5 %, son plus haut niveau depuis 14 ans, et l'a maintenu à ce niveau depuis. Pionnière du retrait des mesures de relance en période de pandémie, la RBNZ a renoncé à son intention de commencer à réduire les coûts d’emprunt jusqu’en 2025.
Les marchés monétaires incitent la Banque d'Angleterre à relever ses taux pour la 15e réunion consécutive le 21 septembre à 5,5%, le plus haut depuis 2007.
Malgré l’affaiblissement du marché immobilier, l’économie britannique parvient toujours à éviter une récession largement annoncée....
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