La France va pouvoir respirer un peu mieux à compter de ce lundi 11 septembre. L'épisode de chaleur particulièrement tardif qui touche le pays depuis le 4 septembre prend fin ce lundi. Les températures commencent à baisser à travers le pays, même si elles restent encore élevées, avec des pointes à 34°C dans le Centre-Est et la vallée du Rhône. Un épisode intense qui a vu de nombreuses stations météo battre leur record de chaleur mensuel. Ce fut à nouveau le cas dimanche, avec pas mois de 18 records battus pour un mois de septembre.
Dans le Doubs, la commune de Pontarlier a battu un record historique datant de 1898. Ce 10 septembre 2023, le mercure a grimpé à 32,8°C contre 32°C mesurés il y a 125 ans dans une station ouverte en 1897, pointe Météo-France. Autre ancien record battu, à Abbeville, dans la Somme, avec un 33,1°C mesuré dimanche contre 32,8°C le 4 septembre 1949, soit un record qui datait de plus de 70 ans. Plus récent, le record datant de 2009 à Maiche (Doubs) a été battu avec 28,8°C, contre 28,7°C il y a 14 ans.
À noter également que de nombreux records datant de 2016 - année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde - ont été battus pour un mois de septembre. C'est le cas de plusieurs communes du Pas-de-Calais, dont Boulogne (32,6°C contre 31,5°C), le Touquet (32,8°C contre 31,2°C) ou Calais (32,6°C contre 32°C).
Ailleurs, Rouen a pulvérisé son tout nouveau record établi samedi. Dimanche, le thermomètre a affiché 34,3°C au plus chaud de la journée contre 33,7°C la veille. D'autres communes ont battu plusieurs fois cette semaine leur maximal de température. C'est le cas d'Épenoy (Doubs) qui, avec 29,5°C, a battu son record établi le 4 septembre, de Lyon-Saint Exupéry (34,2°C contre 33,9°C le 4 septembre), de Chambéry (32,1°C contre 32°C le 5 septembre) ou d'Annecy (31,9°C contre 31,6°C le 9 septembre).
Des valeurs exceptionnelles pour un mois de septembre et inédites. Ces derniers jours, la commune de Montauban a même battu son record absolu de température nocturne - c'est-à-dire tous mois confondus - avec 24,4°C enregistrés au plus frais de la nuit, battant largement son record de 23,9°C qui remontait au 14 août 2003, année de la première canicule historique qui a touché la France. Autres marques symboliques dépassées en ce mois de septembre, l'indicateur thermique national qui a battu son record pour un mois de septembre, avec 25,1°C enregistrés lundi et samedi. La précédente marque avait été établie à 24,7°C et datait de 1949.
Et la France n'est pas le seul pays d'Europe touché par cette canicule tardive. Le Royaume-Uni a connu également des températures exceptionnelles pour la saison. Ainsi, à Londres, la station météorologique d'Heathrow a enregistré la deuxième série la plus longue de jours de "forte chaleur" tous mois confondus derrière la canicule historique de 1976, avec sept jours à plus de 30°C entre le 4 et le 10 septembre.
Des marques inquiétantes, dans le contexte du changement climatique dû aux activités humaines, alors que l'année 2023 pourrait être la plus chaude jamais enregistrée à travers le monde, avant une année 2024 qui pourrait s'avérer encore plus critique, en raison notamment des effets du phénomène El Niño, généralement associé à une hausse globale des températures mondiales, et dont les premiers effets devraient se faire ressentir l'année prochaine. Sous les effets de la crise climatique, "les épisodes de chaleur seront plus longs et plus intenses" dans les années à venir, rappelle également Météo-France avec des vagues "plus précoces et plus tardives". D'ici 2050, la fréquence des canicules devrait doubler en France.
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