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Parthénogenèse : quand les femelles se suffisent à elles-mêmes
Marie Parra - Sciences Et Avenir -
10/09
La parthénogenèse, un mode de reproduction asexuée que l'on a longtemps cru réservée aux plantes et à certains insectes, n'est en fait pas si rare chez les vertébrés. Les découvertes se sont multipliées ces dernières années.
"Un scandale évolutif ! " Ainsi réagit en souriant Alexandra Magro, chercheuse au laboratoire Évolution et diversité biologique du CNRS, lorsqu'elle évoque la parthénogenèse. Car ce mode de reproduction asexuée, que l'on a longtemps cru réservée aux plantes et à certains insectes, n'est en fait pas si rare chez les vertébrés. Les découvertes se sont multipliées ces dernières années. Plus de 80 cas de parthénogenèse ont été recensés chez des espèces différentes de vertébrés. La majorité sont des poissons et des lézards.
Mais ce phénomène a également été observé chez des vertébrés plus complexes, tels les dragons de Komodo. En 2006, au zoo de Chester en Angleterre, une femelle nommée Flora donnait des œufs viables sans avoir été en contact avec un mâle. Aujourd'hui, les chercheurs pensent que le fait est loin d'être rare chez cette espèce.
En 2017, c'est une femelle requin-zèbre prénommée Léonie qui défrayait la chronique en Australie. Seule dans son aquarium, elle avait alors mis au monde trois petits. Si les observations précédentes concernaient des individus qui ne s'étaient jamais reproduits sexuellement, Léonie, elle, avait déjà donné naissance à une vingtaine de requineaux après s'être a... [Courte citation de 8% de l'article original]
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