XV de France. Comment la chanson de Gala « Freed From Desire » est-elle devenue l’hymne des Bleus ?

Ouest France - 09/09
Depuis janvier 2020, le XV de France est revenu sur le devant de la scène, avec des succès clinquants et un Grand Chelem en 2022. Après chaque victoire à domicile, les Bleus ont pris l’habitude de communier avec leurs supporters, sous l’air de « Freed From Desire », de Gala. Très présente dans les vestiaires également, cette chanson, sortie en 1997, s’est imposée comme un cri de ralliement pour les coéquipiers d’Antoine Dupont. Retour sur la genèse de l’hymne des Tricolores.

Après chaque succès du XV de France à domicile, c’est la même ritournelle. Une fois le coup de sifflet final donné, les premières notes retentissent, crachées par les sonos du stade. Puis, la magie opère. Les supporters des Bleus reconnaissent rapidement l’air. Ils s’égosillent alors sur le tube « Freed From Desire » de la chanteuse italienne Gala, sorti en 1997.

Sur la mélodie pop, la bande d’Antoine Dupont lance son tour d’honneur, afin de communier avec leurs aficionados, qui, pour la plupart, bredouillent les paroles plus qu’ils ne les récitent. Depuis janvier 2020, et l’arrivée de Fabien Galthié à la tête de la sélection, ces scènes de liesse se sont répétées. En quatre ans de mandat, les Tricolores n’ont chuté qu’une seule fois à domicile, lors du Tournoi des 6 Nations 2021 contre l’Écosse, au Stade de France (23-27).

LIRE AUSSI. Les Bleus s’offrent les Blacks en guise d’entrée en Coupe du monde !

La chanson, écrite en anglais et inspirée d’une prière bouddhiste, résonne aussi dans le vestiaire des Bleus. Depuis la Coupe du monde 2019 au Japon, elle est devenue l’hymne de cette génération portée par les Damian Penaud, Julien Marchand et Grégory Alldritt.

Quand ils ont réalisé le Grand Chelem dans le Tournoi, en mars 2022, une première depuis douze ans, l’enceinte dyonisienne s’est éteinte au son de cet air adoré. Depuis, il est devenu viral et déferle dans tous les stades de rugby de France et de Navarre.

« C’est une jolie chanson de fête, que l’on passe après de bons résultats, sourit William Servat, co-responsable de la conquête du XV de France. Elle est synonyme de plaisir, de victoire et de moments de communion avec les joueurs lors des après-matches. C’est important d’avoir une expérience collective, de passer du temps ensemble. Cette chanson nous permet de le faire. »

« Quand on la passe, les poils se dressent »

Son origine dans le groupe tricolore trouve trace au pays du ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...