Voir l’eau « invisible » pour anticiper l’évolution des nappes phréatiques

20 Minutes avec The Conversation - 20minutes - 08/09
Découvrez, chaque jour, une analyse de notre partenaire The Conversation. Ce vendredi, un géophysicien explique comment on « surveille » l’eau dans le sous-sol
L'eau souterraine représente 98 % de l’eau douce liquide sur Terre — UN Water / Damien Jougnot
  • L’eau douce accessible aux plantes, aux animaux et aux humains ne correspond qu’à 1 % du total de l’eau sur Terre… et plus de 98 % de cette eau douce liquide est stockée dans le sol, selon notre partenaire The Conversation.
  • Pour mesurer – et surveiller – cette eau « invisible », on utilise des méthodes d’imagerie du sous-sol permettent d’avoir l’équivalent d’une photographie en 3D. Mais les recherches actuelles visent à passer à une imagerie 4D : trois dimensions d’espace et une dimension de temps.
  • Cette analyse a été menée par Damien Jougnot, directeur de recherche CNRS en géophysique à Sorbonne Université.

Après la sécheresse de l’été 2022, la France connaît en 2023 une situation très contrastée entre des canicules d’un côté, et une météo relativement arrosée de l’autre. Ceci illustre bien l’hétérogénéité spatiale des phénomènes météorologiques, aggravée par le changement climatique.

Dans ces conditions, on comprend que les nappes phréatiques, nos principaux réservoirs d’eau douce, puissent se remplir (et se vider) de façon très variable sur le territoire.

L’eau douce accessible aux plantes, aux animaux et aux sociétés humaines ne correspond qu’à 1 % du total de l’eau sur Terre… et plus de 98 % de cette eau douce liquide est stockée dans le sol (les premiers mètres de terre meuble sous la surface) et le sous-sol (les formations rocheuses sous ce sol) de notre planète.

Ainsi, l’eau souterraine est une eau invisible, qui se trouve dans les espaces entre les grains du sol et des roches, dans les pores, les fissures ou les fractures des roches. On est ...
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