La Cour suprême du Mexique a dépénalisé l'avortement à l'échelle nationale.
Le jugement intervient deux ans après que le tribunal s'est prononcé en faveur d'une contestation de la loi en vigueur dans l'État de Coahuila, dans le nord du pays. Il a jugé que les sanctions pénales en cas d'interruption de grossesse étaient inconstitutionnelles.
Les États mexicains et le gouvernement fédéral ont depuis tardé à abroger les codes pénaux.
La nouvelle décision légalise l’avortement dans les 32 États.
La Cour suprême a déclaré que le refus de la possibilité d'un licenciement violait les droits humains des femmes.
Le jugement ouvre la porte au système de santé fédéral pour permettre l’avortement. Cette mesure a été saluée par les groupes de défense des droits des femmes.
La ville de Mexico a été le premier État du pays à dépénaliser l'avortement en 2007 et une douzaine d'autres ont emboîté le pas.
Mais outre le manque d'installations pour réaliser cette procédure, "beaucoup de femmes ne savent pas qu'elles ont ce droit parce que les gouvernements locaux n'ont pas mené de campagnes publicitaires à ce sujet", a déclaré à l'AFP la militante des droits des femmes Sara Lovera.
"C'est pourquoi la décision d'aujourd'hui de la Cour suprême est importante."
La nouvelle décision risque de provoquer la colère des politiciens les plus conservateurs du Mexique et de l'Église catholique, dans ce qui est le deuxième plus grand pays catholique ...
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