Fortes chaleurs : pourquoi la vigilance orange n'est pas déclenchée ?

LCI - 06/09
[VIDÉO] - Un épisode de chaleur tardif s'est installé sur la France cette semaine. Si le thermomètre a atteint des pointes à 35°C ce mercredi, Météo-France n'a pas déclenché de vigilance orange. Explications.

Un épisode de chaleur tardif s'est installé sur la France cette semaine.
Si le thermomètre a atteint des pointes à 35°C ce mercredi, Météo-France n'a pas déclenché de vigilance orange.
Explications.

La France est touchée, cette semaine, par un épisode exceptionnel de chaleur. Des pointes à 35°C ont été enregistrées dans l'Hexagone, des températures inhabituelles pour un mois de septembre. Face à cette hausse du mercure, Météo-France a placé 45 départements en vigilance jaune canicule pour jeudi, mais aucune vigilance orange n'a été pour le moment déclenchée. Car si l'organisme reconnaît que l'intensité et la durée de cet "épisode persistant de forte chaleur" avec des températures élevées nécessite une "attention particulière", il ne nécessite pas, pour le moment, d'élever le niveau de vigilance.

La France ne vit, en effet, pas encore une "vague de chaleur", un phénomène défini lorsque les températures minimales dépassent un seuil fixé par les autorités de jour comme de nuit durant trois jours, alors que Météo-France précise que d'autres paramètres sont pris en compte pour déterminer le niveau de vigilance.

Pic de chaleur et canicule : des événements différents

Pour déclencher une alerte, "des critères ont été définis avec nos partenaires de la santé pour les niveaux (jaune, orange et rouge) pour chaque phénomène et chaque département", détaille l'organisme. Ils tiennent compte de "la sensibilité locale à la canicule, en se basant sur les événements passés, les conséquences observées et le niveau d'acclimatation du département". Météo-France précise que "d'autres facteurs extérieurs peuvent moduler à la hausse où à la baisse le niveau : événements sportifs ou culturels en extérieur avec forte affluence, jour de grands départs en vacances, état de charge du système de soins, ainsi que la précocité ou la durée de l'épisode, ou les conditions de vent par exemple". Ainsi, la vigilance rouge canicule déclenchée au mois d'août dans l'Hexagone s'expliquait notamment par une importante circulation sur les routes de France en raison des vacances scolaires.

De son côté, le site de Santé publique France, apporte des précisions sur les différents seuils : la vigilance jaune correspond à un pic de chaleur - un épisode court d'une durée d'un ou deux jours - ou un épisode persistant de chaleur. Ce qui est le cas ici.  "Ces deux situations présentent un risque pour les populations fragiles ou surexposées", précise l'organisme. Le niveau orange n'est, lui, déclenché qu'en cas de canicule. 

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La vigilance rouge, le niveau le plus élevé d'alerte, n'est quant à elle déclenchée qu'en cas de "canicule extrême" avec un "fort impact sanitaire pour tout type de population". L'épisode de septembre n'entre pas dans cette catégorie, même si plusieurs villes ont enregistré des températures inédites et que lundi a été la journée la plus chaude jamais observée en septembre en France. Par ailleurs, l'épisode de chaleur devrait se poursuivre "au moins jusqu'en fin de semaine", précise Météo-France qui n'exclut pas de faire évoluer son niveau de vigilance dans les jours à venir. Notamment parce que ces chaleurs interviennent en pleine rentrée scolaire, alors que de nombreux bâtiments scolaires en France sont inadaptés au changement climatique dû aux activités humaines.

Annick BERGER

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