Horloges biologiques: comment savons-nous que le temps passe ?

TechnoScience - 06/09
Beatriz Flamini, une athlète espagnole, est sortie en avril d'un séjour de 500 jours dans une grotte - probablement le séjour le plus long entrepris dans les entrailles de...
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Beatriz Flamini, une athlète espagnole, est sortie en avril d'un séjour de 500 jours dans une grotte - probablement le séjour le plus long entrepris dans les entrailles de notre planète. Elle a perdu le sens du temps au 65e jour, raconte-t-elle. Enfin, peut-être le 65e. Ce n'est pas la première expérience du genre et, en 1962, quand le français Michel Siffre ressort du gouffre de Scarasson en Italie, il pense qu'il y a passé 33 jours, alors qu'il y sera resté 58 journées effectives. Comment et pourquoi l'être humain, isolé, peut-il garder trace d'un temps, certes régulier, mais désynchronisé de l'environnement ? Parce que les rythmes biologiques sont au coeur de la vie, qu'ils régulent du niveau moléculaire jusqu'au niveau des organismes.
Image d'illustration Pixabay
Chez les êtres humains, les rythmes journaliers incluent non seulement les cycles d'activité veille/sommeil, mais également la température corporelle, la sécrétion de nombreuses hormones, le métabolisme (Le métabolisme est l'ensemble des transformations moléculaires et énergétiques...), le système cardiovasculaire, pour n'en citer que quelques-uns. Et ces rythmes ont de nombreuses répercussions, notamment en santé publique. Certaines maladies sont épisodiques, telles que l'asthme, plus sévère la nuit, ou les accidents cardiovasculaires, plus fréquents le matin. Autre exemple, le travail posté (en 3x8 heures): il désynchronise l'humain p...
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