Qui n'a jamais eu peur de passer pour un idiot devant un match de rugby ? Alors que l'Hexagone accueille la Coupe du monde, du 8 septembre au 28 octobre, une première depuis 2007, cette crainte peut resurgir à tout moment. Il est souvent difficile de saisir toutes les subtilités de ce sport, où pullulent les règles en tout genre. Dès lors, cela peut empêcher les novices, et parfois même les spectateurs les plus aguerris, de comprendre tout ce qu'il se passe réellement sur le terrain.
Il faut avant tout savoir qu'une partie se joue sur un terrain mesurant 100 mètres de long par 70 de large. Il est délimité, en longueur, par des lignes de but, et en largeur, par des lignes de touche. Derrière chaque ligne de but, se trouve une zone d'en-but. Le terrain, partagé en son centre, compte d'autres marques : la ligne des 10 mètres et celles de 22. Elles servent de repères pour l'arbitre lorsqu'il doit indiquer où la balle doit être remise en jeu après une faute. Au milieu de chaque ligne d'en-but, sont plantés deux poteaux de 8 mètres de haut, distants de 5 mètres 60 et reliés par une barre à 3 mètres de hauteur.
Un match de rugby dure 80 minutes, décomposées en deux périodes de 40 minutes. Chaque équipe compte 15 joueurs, plus les remplaçants. Comme cela a été instauré depuis le Mondial 2015, à partir des quarts de finale, si les deux équipes sont à égalité, une prolongation de deux fois dix minutes sera jouée. Si elles sont toujours à égalité, une nouvelle prolongation de dix minutes, dite de la "mort subite" aura lieu : la première nation qui marquera sera la gagnante. En dernier recours, si la parité est toujours là, des tirs aux buts départageront les deux formations. Jusqu'ici, cela n'est jamais arrivé en Coupe du monde.
Au rugby, il y a quatre manières de marquer : le drop, l'essai, la transformation et la pénalité. Chacune action rapporte un nombre de points différents. Dans le jeu, un joueur peut essayer de botter entre les poteaux. Le drop est récompensé de 3 points, si le ballon effectue un rebond avant la frappe. Plus spectaculaire, l'essai, où un joueur aplatit (et pas juste pose) le ballon au sol derrière la ligne d'en-but adverse, rapporte 5 points. Il permet de tenter une transformation, un tir au but, qui peut permettre d'ajouter 2 points supplémentaires. Le ballon est posé sur une ligne imaginaire parallèle à la ligne de touche, face à l'endroit où l'essai a été marqué. Le buteur doit le taper du pied pour le faire passer entre les poteaux.
Une pénalité ne fait pas suite à un essai mais à une faute sifflée par l'arbitre. L'équipe qui a provoqué la faute se voit offrir la possibilité de tenter un tir au but, qui vaut 3 points. Elle peut aussi choisir de ne pas la tenter pour envoyer le ballon en touche près de la zone d'en-but et gagner du terrain pour aller inscrire un éventuel essai.
L'en-avant
Toutes les passes à la main doivent être faites vers l'arrière. Si le ballon est passé vers l'avant, l'arbitre arrête le jeu et ordonne une mêlée pour l'équipe adverse. Même punition si un joueur perd le contrôle de la balle et la laisse échapper devant lui. Il n'y a qu'une exception : lorsqu'un joueur contre un coup de pied, il n'y a pas en-avant, le jeu continue. En revanche, s'il commet un en-avant volontaire, ou que l'arbitre juge comme tel (pour empêcher une passe entre deux adversaires, par exemple), il est sanctionné d'une pénalité.
La mêlée
Action symbolique du rugby s'il en est, la mêlée est pourtant souvent difficile à comprendre pour le spectateur, qui qu'il soit. En théorie, c'est simple : les avants se lient et l'arbitre leur indique à quel moment ils peuvent s'engager. Ils forment alors la mêlée. Le demi de mêlée introduit ensuite le ballon dans le regroupement et les avants poussent pour en récupérer la possession. Les joueurs sont censés pousser droit, ni vers le haut, ni vers le bas, encore moins sur le côté. Mais la mêlée est le lieu de toutes les fourberies, coups bas et autres noms d'oiseaux. L'arbitre, lui-même, ne comprend pas toujours tout.
Le maul
Également appelé "cocotte", le maul est une véritable épreuve de force. Il se forme lorsque le porteur du ballon est saisi par un adversaire, ou plusieurs, mais qu'il reste debout et qu'au moins un de ses coéquipiers vient le soutenir dans son effort. Chaque équipe pousse alors pour essayer de gagner du terrain. C'est une sorte de mêlée spontanée. Il est strictement interdit de faire s'effondrer volontairement le maul ou d'y entrer par le côté. En revanche, un joueur peut s'infiltrer en son cœur, en passant par l'axe, pour le neutraliser. Lorsqu'un maul est improductif, le ballon est redonné à l'équipe adverse via une mêlée.
Le ruck
Aussi appelé mêlée ouverte, le ruck se forme lorsque le porteur du ballon est plaqué et mis au sol. Le plaqueur doit immédiatement lâcher le plaqué et se remettre sur ses quatre appuis pour essayer de récupér...
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