VIDÉO - Abayas : un interdit difficile à appliquer ?

LCI - 04/09
[VIDÉO] - L'abaya est interdite ce matin dans les collèges et les lycées. Mais les chefs d'établissement sont-ils prêts à faire respecter cette nouvelle règle ? Comme le montre le 20H de TF1, sur les réseaux sociaux, des vidéos se multiplient pour inciter les élèves à la contourner.

L'abaya est interdite ce matin dans les collèges et les lycées.
Mais les chefs d'établissement sont-ils prêts à faire respecter cette nouvelle règle ?
Comme le montre le 20H de TF1, sur les réseaux sociaux, des vidéos se multiplient pour inciter les élèves à la contourner.

Cette année, la règle est claire.  Carole Zerbib, proviseure, à l'entrée de son lycée pour accueillir ses élèves, devra comme tous ses homologues, refuser l'entrée aux jeunes filles vêtues d'une abaya, cette robe très couvrante, et aux garçons qui portent un qamis, son équivalent masculin. Selon elle, il n'y aura pas de difficulté. "On sait tout à fait reconnaître une abaya qui n'a rien à voir avec une jupe ou une robe longue, c'est quand même un vêtement très ample avec des manches très larges et surtout, c'est porté sur d'autres vêtements, clarifie-t-elle dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article.

Influence des réseaux sociaux

Mais sur les réseaux sociaux, la résistance s'organise. Des jeunes filles diffusent leurs astuces pour contourner cette interdiction. Des hommes, influenceurs religieux, s'autorisent même à parler à la place des femmes et à conseiller les jeunes filles. Nous avons montré les vidéos à la cheffe d'établissement qui affirme que les élèves peuvent porter des vêtements larges, que ce qui est interdit, c'est l'abaya.

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Aujourd'hui, les abayas et les qamis ne se trouvent plus uniquement dans les magasins spécialisés. Ils s'achètent aussi sur les marchés et surtout sur internet. Les réseaux sociaux ont participé à la diffusion de ces vêtements depuis les pays du Golfe jusqu'en France. "Les abayas se sont diffusées à partir des publicités du marketing islamique ce qu'on appelle la mode pudique et qui s'est développée à partir des années 2010, cela répond à une exigence de la religion, en tout cas de la version fondamentaliste rigoriste de l'Islam", explique Florence Bergeaud-Blacker, chercheuse au CNRS, auteure du livre "Le Frérisme et ses réseaux, l'enquête (éditions Odile Jacob).

Preuve que ce débat dépasse les seules questions de mode, cette marque  londonienne d'abayas a pris position politiquement, elle va jusqu'à proposer une abaya gratuite aux jeunes qui se prendraient en photo avec cette tenue demain dans leur école.

La rédaction de TF1 | Reportage Delphine Sitbon, Quentin Trigodet

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