Sam Tanson : «Il y a d’autres ennemis à combattre qu’une écologie moderne et ouverte»

Geneviève Montaigu - LeQuotidien - 04/09
Vous avez hérité de deux portefeuilles taillés sur mesure pour vous. Avez-vous pu combler vos atte...

Sam Tanson, tête de liste pour déi gréng, a bien conscience de la difficulté à combattre les clichés qui pourrissent la campagne des écolos. Elle a de l’endurance et, surtout, des arguments.

Vous avez hérité de deux portefeuilles taillés sur mesure pour vous. Avez-vous pu combler vos attentes?

Sam Tanson : C’étaient effectivement quatre, voire cinq années passionnantes où on a pu faire bouger beaucoup de choses avec les équipes respectives. La culture et la justice reflètent en effet deux éléments de ma personnalité. Je ne peux pas me plaindre.

Vos prédécesseurs avaient coutume de dire que le monde culturel est un public difficile. Est-ce aussi votre avis?

Non, au contraire, j’ai énormément apprécié les échanges avec le monde culturel, ce sont des gens hyper-engagés, très créatifs, qui vivent pour leur passion et qui nous la font partager. Ce fut un plaisir de travailler avec ce secteur pendant cinq ans.

Côté justice, vous avez des regrets?

Je regrette tout ce qu’on n’a pas pu faire aboutir. J’aime bien le travail accompli, je me rends compte que tout ce que je voulais faire était un peu ambitieux, d’autant plus que personne n’avait prévu le covid qui nous a pris beaucoup de ressources. On travaillait régulièrement de nuit pendant cette période au ministère de la Justice pour boucler les textes.

Les riverains du quartier Gare sont désemparés et, une fois encore, une poignée d’entre eux s’en prend au laxisme des verts qui occupent le ministère de la Sécurité intérieure et le ministère de la Justice. Que leur répondez-vous?

En premier lieu, j’ai beaucoup de compréhension pour la peur et le ras-...
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