Lorsque les banques ont publié leurs résultats semestriels au début du mois dernier, il était clair que la pression allait s'accentuer pour qu'elles améliorent les rendements qu'elles offrent aux déposants.
Tous les principaux prêteurs ont déclaré des bénéfices exceptionnels pour le semestre, avec des revenus d'intérêts et des marges d'intérêts semblant en effet très sains.
Cela fait suite à la série de hausses de taux d’intérêt annoncées par la Banque centrale européenne depuis juillet de l’année dernière.
Même si les banques n'ont pas répercuté l'intégralité des hausses de taux sur leurs produits hypothécaires non trackers, elles ont répercuté encore moins les augmentations cumulées sur ceux qui détenaient des dépôts.
Les critiques se sont multipliées de la part des militants et des politiciens, le ministre des Finances et le ministre de l'Enseignement supérieur étant parmi ceux qui appellent les banques à répercuter le bénéfice des augmentations de taux sur ceux qui disposent de dépôts.
Et les dépôts sont effectivement substantiels, les ménages épargnant collectivement 150 milliards d’euros, selon les derniers chiffres, dont la plupart ne génèrent que peu ou pas de retour.
En fait, la valeur de la monnaie s’érode régulièrement dans le contexte inflationniste actuel.
Pourquoi les banques ont-elles été si lentes à répercuter les hausses de taux sur les déposants ?
En vérité, parce qu’ils n’y sont pas vraiment obligés.
Les banques offrent un retour sur les dépôts parce que l'argent leur est généralement précieux dans la mesure où elles peuvent en prêter une partie et que ce qu'elles n'ont pas besoin de garder en réserve, elles peuvent le déposer auprès de la Banque centrale où elles gagnent désormais 3,75. % (le taux de dépôt de la BCE).
Ici, les déposants ont entassé de l’argent sur des comptes de dépôt alors que les taux étaient au plus bas. En d’autres termes, les banques n’ont pas vraiment besoin de nous inciter à déposer de l’argent sur des comptes.
En fait, pendant plusieurs années, il était coûteux pour les banques de conserver des dépôts, car la Banque centrale leur faisait payer des frais pour conserver leurs liquidités excédentaires à l'ère des taux d'intérêt négatifs.
Il faut reconnaître que les banques ont hésité à répercuter ces taux négatifs sur la plup...
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