Un départ plein d'amour. C’est ainsi que Simon Rattle a décrit un jour le dernier mouvement de la Symphonie n°9 de Mahler (1909-10), non pas la dernière œuvre du compositeur mais, compte tenu des tragédies de sa vie et de sa santé chancelante, écrite dans l’ombre de la mort. Rattle était encore membre de la Philharmonie de Berlin lorsqu'il a fait cette remarque. Il n’était pas encore arrivé au London Symphony Orchestra en tant que directeur musical, en 2017, ni réfléchi à son départ, qui a finalement eu lieu – en un sens – dimanche au Royal Albert Hall. Il a choisi cette symphonie pour faire ses adieux officiels à un ensemble qu'il tenait en grande affection et dont les qualités innées ont fleuri sous son éducation assidue et éne...
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