VIDÉO - Tensions sur le chantier de l'A69 entre Toulouse et Castres : l'abattage des arbres a commencé

LCI - 01/09
[VIDÉO] - Dans la nuit de jeudi à vendredi, des arbres ont été abattus à Vendine (Haute-Garonne) dans le cadre du chantier de l'autoroute A69. Des opposants au futur axe autoroutier s'étaient réunis sur place. Quelques tensions ont éclaté dans la nuit, alors qu'un important dispositif de sécurité avait été déployé.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des arbres ont été abattus à Vendine (Haute-Garonne) dans le cadre du chantier de l'autoroute A69.
Des opposants au futur axe autoroutier s'étaient réunis sur place.
Quelques tensions ont éclaté dans la nuit, alors qu'un important dispositif de sécurité avait été déployé.

Une étape symbolique franchie et des tensions. Dans la nuit de ce jeudi 31 août au vendredi 1ᵉʳ septembre, les travaux ont repris autour de la future A69. Ce vendredi, à minuit, l'arrêté préfectoral qui protégeait la nidification locale a pris fin. Quelques minutes plus tard, plusieurs arbres ont été abattus à Vendine (Haute-Garonne), sous la surveillance de 100 à 200 gendarmes. En marge de ces travaux, des manifestants s'étaient donnés rendez-vous sur place et quelques tensions ont éclaté en pleine nuit, comme on le constate dans le reportage du 20H de TF1 ci-dessus.  

Pour la construction de ce nouvel axe autoroutier, devant relier Toulouse (Haute-Garonne) à Castres (Tarn), environ 150 arbres – parfois centenaires – doivent être abattus. Un point qui est le moteur de l'opposition de plusieurs associations environnementales. De son côté, la société d'autoroute se défend et assure qu'elle en plantera cinq fois plus. Les opposants critiquent aussi l'intérêt de cette construction : un gain de 10 minutes et un ticket de péage à 7 euros, assurent-ils. 

Dernier point de discorde, l'impact sur la biodiversité : les associations jugent que cette construction va rayer 300 hectares de nature, quand la société d'autoroute juge que l'impact final sera de 100 hectares après une opération de renaturation. 

Chantier de l'A69 : les précisions de l'envoyé spécial de LCISource : TF1 Info

C'est un carnage, ce sont des arbres qui ont 150 ans. C'est de la rage que l'on a

Pierre, opposant à l'A69

"C'est un carnage. Ce sont des arbres qui ont 150 ans qui sont détruits. C'est de la rage que l'on a", témoigne Pierre, habitant de l'Ariège, l'un des militants opposés à l'A69 au micro de LCI. "On est présents pour faire comprendre que l'on ne lâchera jamais. Ce n'est pas perdu", explique Gilles, du collectif "La voie est libre".

Le 2 août dernier, le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse avait rejeté un recours demandant la suspension des travaux déposé par plusieurs associations environnementales. Dans leur demande, ces associations, parmi lesquelles France Nature Environnement, les Amis de la terre ou le collectif La Voie est libre, estimaient qu'il existait un "doute sérieux sur la légalité de l'autorisation environnementale" accordée en mars pour ces travaux.

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Le tribunal avait estimé, "que, contrairement à ce qui était soutenu, l'évaluation environnementale (...) était suffisante" tant sur les conséquences prévisibles du projet d'autoroute sur le développement de l'urbanisation à ses abords que concernant son impact sur les paysages ou l'environnement.

B.L. | Reportage : S. Chevallereau, P. Michel, M. Herrmann

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