« Jargons barbares », « idiomes grossiers », « puériles distinctions », « règne du fanatisme »… C’est peu de le dire, l’homme qui prononce ces mots en janvier 1794 ne semble pas beaucoup aimer les langues régionales. Il s’appelle Bertrand Barère de Vieuzac et martèle qu’en Bretagne, « les citoyens naissent et meurent dans l’erreur : ils ignorent s’il existe encore des lois nouvelles ».
Son constat est sans appel : « Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton ». Avec le Comité de salut public, il propose d’envoyer un instituteur de langue française dans chaque commune bretonne, au motif que « chez un peuple libre, la langue doit être une et la même pour tous ».
Le français est « la langue de la liberté », le rejoint quelques mois plus tard l’abbé Grégoire, dans son Rapport sur la nécessité et les moyens ...
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