Critique : À Central Park, « La Tempête » chante adieu à la magie

New York Times - 01/09
Une version musicale joyeuse et cahoteuse de la romance tardive de Shakespeare ferme le théâtre Delacorte avant 18 mois de rénovation.

« L'île est pleine de bruits », chante Caliban, et mardi soir, c'était certainement le cas. Hélicoptères, radios, sirènes et chants d'oiseaux rivalisaient pour se faire entendre dans les airs de Manhattan.

Pourtant, tous se sont fondus, comme ils le font habituellement, au Théâtre Delacorte de Central Park, où la nouvelle version musicale de « La Tempête » du Théâtre Public donnait sa représentation d’ouverture. (Il ne dure que jusqu'à dimanche.) Septième de la série de productions des Travaux publics du Public, ce sera aussi le dernier pour le moment ; cet automne, le Delacorte entame des rénovations indispensables qui le mettront hors service jusqu'en 2025.

« La Tempête » constitue un adieu approprié, après avoir ouvert la série, dans une adaptation différente, en 2013. Cette « Tempête » a introduit l'idée innovante des Travaux publics : un théâtre civique fait pour tout le monde, avec des membres d'organisations communautaires locales se produisant aux côtés d'acteurs professionnels. . Ce nouveau « Tempête », adapté par Benjamin Velez (dont les chansons sont mélodieuses et douces) et Laurie Woolery (dont la mise en scène est cahoteuse mais joyeuse), perpétue la tradition mais souligne une nouvelle note : le pincement au revoir.

Les adieux sont génér...
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