Lunettes rondes de jeune fille sage et tignasse bouclée, en bermuda beige et débardeur rayé bleu, Alice Renard n’entre dans aucune case. Parisienne depuis toujours, titulaire d’un master 2 en littérature médiévale, elle cite Claudel et Drag Race, Max Weber et Xavier Dolan, raconte comme elle projette de s’installer dans les Pyrénées pour une année de césure dans un lieu en permaculture.
Si elle était un élément, elle serait le feu. Tel Isor, son personnage, jeune femme neuro-atypique, atteinte de troubles divers sans qu’aucun diagnostic soit vraiment posé. « Isor est très proche de moi, comme si c’était une modélisation de moi dont j’aurais poussé tous les critères à l’extrême pour faire une catharsis et me libérer de tous les aspects un peu effrayants », admet Alice Renard presque sans préambule.
Dans ...
[Courte citation de 8% de l'article original]