Algérie : quelle marge de manœuvre pour le nouveau Premier ministre ?

Adlène Meddi - LePoint - 01/07
ANALYSE. Aïmen Benabderrahmane fera face à une situation socio-économique délicate tout en ne sortant pas des clous du programme du président Tebboune.

« Dans la conjoncture économique, on ne pouvait s’aventurer à nommer un politique ». Cet ancien membre de la commission des Finances du Parlement, qui se confie au quotidien El Khabar, résume les commentaires des médias algérois au lendemain de la désignation de l’ex-ministre des Finances, Aïmen Benabderrahmane, au poste de Premier ministre. Quand le président Abdelmadjid Tebboune le reçoit mercredi pour lui confier la formation du prochain gouvernement « d’ici au début de la semaine prochaine », il lui fixe déjà ses priorités : « Les questions futures seront économiques et sociales et sont liées aux finances, et vous êtes au courant de tous les dossiers financiers ». « Abdelmadjid Tebboune met le cap sur le redressement économique et financier du pays, après avoir accordé la priorité à la question politique, en organisant coup sur coup deux élections, l’une pour la refonte totale de la Constitution, et l’autre pour la mise en place d’un nouveau Parlement, en attendant les échéances locales prévues en septembre prochain », tranche le site Algérie patriotique.

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