Affaire Omar Raddad: «un scandale diplomatique n’est pas à exclure»

Manal Zainabi. Sputnik France - Sputnik - 01/07
Rebond spectaculaire dans l’une des affaires criminelles françaises les plus mystérieuses: le meurtre, il y a 30 ans, de Ghislaine Marchal. Une requête en révision a...

«Omar m’a tuer». Cette accusation écrite en lettres de sang désignait-elle le vrai assassin de Ghislaine Marchal? Trois décennies, jour pour jour, après la découverte du corps ensanglanté et sans vie de cette femme de 65 ans, dans le sous-sol de sa villa de Mougins dans les Alpes-Maritimes, les inscriptions sur la scène du crime «Omar m’a tuer» et «Omar m’a t…», funestement célèbres dans les annales judiciaires françaises, n’ont toujours pas livré tous leurs secrets.

Retenues en 1994 comme preuve principale pour la condamnation d’Omar Raddad, ancien jardinier marocain de la riche héritière française de l’équipementier automobile Marchal, ces traces pourraient aujourd'hui constituer la clé pour la résolution de cette énigmatique affaire.

C’est en tout cas la conviction de la défense d’Omar Raddad et de son avocate Sylvie Noachovitch qui a déposé, jeudi 24 juin au palais de justice de Paris, une demande de révision de ce procès longtemps dénoncé comme «une grave erreur judiciaire» et comparé à ce titre à la tristement célèbre affaire Dreyfus.

La date choisie pour le dépôt de cette requête de 171 pages est tout sauf un hasard. Symboliquement, elle coïncide avec la date de la découverte du corps de Ghislaine Marchal, il y a 30 ans, jour pour jour, le 24 janvier 1991 dans la cave de sa maison à Mougins.

«Scandale d’État»

Roger-Marc Moreau est un ...
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