les surfaces incendiées ne bougent pas mais les incendies se déplacent vers le nord

Loïc Chauveau - Sciences Et Avenir - 30/08
Les surfaces terrestres incendiées n'ont pas augmenté depuis le début du 21e siècle, révèle l'imagerie satellite. Mais si les tropiques brûlent moins, les forêts boréales, elles, s'embrasent de plus en plus.

Le 28 août 2023, plus de 15 millions d’hectares de la forêt canadienne étaient partis en fumée, surtout à l’ouest du pays, mais le Québec n’est pas épargné. On peut suivre la situation au jour le jour sur le site de Radio Canada. C’est le double du précédent record datant de 1989 et l’équivalent de la superficie de la Grèce, alors que les incendies ne sont toujours pas contrôlés. Les émissions de CO2 provenant de ces feux excèdent largement le milliard de tonnes, ce qui va rendre l’année 2023 exceptionnelle. La moyenne mondiale des émissions des incendies est en effet estimée à 1,8 milliard de tonnes de CO2 par an entre 2000 et 2019. La cause est bien identifiée : depuis début mai, le Canada subit des conditions de chaleur et de sécheresse qui rendent les arbres et leurs litières hautement inflammables, d’autant que la forêt canadienne est principalement composée d’épicéas, résineux très sensibles au feu.

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