VIDÉO - Coup d’État au Gabon : le déroulé des événements

LCI - 30/08
[VIDÉO] - Ce mercredi matin au Gabon, des militaires putschistes ont annoncé la dissolution des institutions, la fermeture des frontières et le placement en résidence surveillée du président Ali Bongo. Retour sur les événements qui ont fait basculer le pouvoir en quelques heures.

Ce mercredi matin au Gabon, des militaires putschistes ont annoncé la dissolution des institutions, la fermeture des frontières et le placement en résidence surveillée du président Ali Bongo.
Retour sur les événements qui ont fait basculer le pouvoir en quelques heures.

Aussitôt l'annonce des résultats de l'élection présidentielle, dans la nuit de mardi 29 à mercredi 30 août, et la réélection d'Ali Bongo, des militaires font irruption à la télévision. "Nous avons décidé de défendre la paix en mettant fin au régime en place", annonce alors un colonel de l'armée régulière. 

Ce mercredi matin, dans les rues de la capitale, Libreville, des soldats de l'armée régulière et des policiers portent un homme en triomphe, le général Brice Oligui Nguema, commandant en chef de la Garde républicaine. Il est immédiatement acclamé dans les rues, où beaucoup semblent vouloir effacer le visage du président Bongo.

Dans leur prise du pouvoir, les putschistes annoncent la dissolution des institutions et la fermeture des frontières. Ce mercredi, TF1 a pu joindre une Franco-gabonaise qui préfère s'exprimer de manière anonyme, pour sa sécurité. "Dès qu'ils ont proclamé le président élu pour 2023, (...) cinq minutes après, on a entendu des coups de feu dans le quartier", confie-t-elle. 

Partout dans le pays, des Français nous rapportent les mêmes scènes de joie. "La foule semble en liesse, plutôt heureuse. L'armée et la police coopèrent et partagent l'enthousiasme", explique François Eckert, capitaine de marine marchande installé au Gabon.

L'entourage d'Ali Bongo également arrêté

Depuis samedi, jour du scrutin, Internet est coupé et un couvre-feu est en place pour éviter des violences, selon le gouvernement, alors que l'opposition dénonçait des fraudes. Ce mandat est le troisième d'Ali Bongo. Au pouvoir depuis 14 ans déjà, il a succédé à son père, Omar Bongo, lui-même président pendant 41 ans.

Ali Bongo est désormais en résidence surveillée, "entouré de sa famille et de ses médecins", ont fait savoir les militaires putschistes. L'un des fils du dirigeant, Noureddin Bongo Valentin, a lui été arrêté notamment pour "haute trahison". Ce mercredi à la mi-journée, le chef d'État appelle dans une vidéo ses "amis" à "faire du bruit".

Six autres hauts responsables du régime ont également été arrêtés, dont le directeur de cabinet de M. Bongo et son directeur adjoint, ainsi que les numéros un et deux du tout-puissant Parti démocratique gabonais (PDG).

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Du côté de la communauté internationale, la Chine a appelé à "garantir la sécurité d'Ali Bongo" tandis que la France, ex-puissance coloniale, a "condamné le coup d'État militaire en cours". La Russie, elle, a fait part de sa "profonde préoccupation". Le Commonwealth, de son côté, a jugé la situation "profondément préoccupante", rappelant au Gabon ses obligations en termes de respect de la démocratie.

La rédaction de TF1info | Reportage : Florence de Juvigny, Frédéric Jolfre

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