Depuis plus de six ans, le président Emmanuel Macron peine à convaincre les Français qu’il est un homme de dialogue. Il a effectué une tournée d’écoute dans tout le pays pour calmer les tempêtes du soulèvement des Gilets jaunes, a convoqué une convention citoyenne sur la politique climatique et a créé un conseil composé d’hommes politiques et de membres de la société civile pour discuter des problèmes les plus urgents de la France.
Mais il est généralement resté un leader hiérarchique, qui écoute avant de prendre une décision mais parle rarement de compromis. Une image de distance s’est accrochée à lui, malgré les tentatives pour l’enterrer.
Désormais plus isolé, il tente une démarche de sensibilisation politique.
En plein marasme torride de la mi-août, où le rituel de la contestation est momentanément remplacé par le rituel de la plage, la France s'est réveillée en apprenant que M. Macron convoquerait mercredi les principaux groupes parlementaires pour une après-midi de débat suivie par un dîner.
Cela ressemblait à une frappe préventive visant à éviter une « rentrée » potentiellement turbulente – la convergence d’après-vacances sur Paris souvent marquée par des ressentiments ravivés après une période d’arrêt.
L’objectif officiel est d’explorer un programme législatif réalisable dans un Parlement où le parti centriste de M. Macron, Renaissance, et ses alliés ne détiennent pas la majorité absolue. Mais la position du président est délicate. À quatre ans de son deuxième et dernier mandat, la dernière chose qu’il souhaite est d’être considéré comme un canard boiteux. Mais inévitablement, les bousculades pour lui succéder commenceront bientôt ; à certains égards, c’est déjà le cas.
Si les protestations contre le relèvement de l’âge de la retraite à 64 ans au début de cette année se sont apaisées, l’amertume qui les entoure reste la même. La façon dont le gouvernement, en s'appuyant sur ...
[Courte citation de 8% de l'article original]