Kathy Sheridan : Ce « bisou » effrayant pourrait être la plus grande contribution de Luis Rubiales au sport

The Irish Times - 30/08
Sa réponse trumpienne a transformé ce qui était un baiser non désiré en un tableau d’abus de pouvoir.

Ce n’est pas seulement le baiser complet, public et non consensuel déposé sur les lèvres de Jenni Hermoso qui a cristallisé tout ce à quoi le football féminin a dû faire face. Comme on pouvait s’y attendre, c’est devenu une autre histoire familière sur le contexte et le modèle amenée à son paroxysme par un powermonger têtu et ses facilitateurs. Le baiser n'était que le catalyseur.

C’est la réponse trumpienne de celui qui embrasse, Luis Rubiales, président de la fédération espagnole de football, lorsqu’il a été interpellé, qui a alerté ceux jusqu’alors désintéressés. Les fanfaronnades, les tactiques, les intimidations, les tentatives de discréditation de la victime, les menaces de poursuites pénales.

Ce narcissisme, ce machisme et cette confiance en soi qui jaillissent d’un petit homme sont toujours un spectacle à voir. Le refus de Rubiales d'accepter sa responsabilité l'a poussé à refuser de démissionner, sa mère à déclarer une grève de la faim dans une église fermée à clé pour l'empêcher de démissionner, l'ensemble de la fédération espagnole de football - qui comprend le Real Madrid et Barcelone, les équipes de football les plus précieuses du monde en 2022, selon Forbes – presque autodestructeur pour l’empêcher de démissionner.

Le grand drapeau rouge de la semaine dernière a été le spectacle des sélectionneurs nationaux féminin et masculin, Jorge Vilda et Luis de la Fuente, applaudissant avec passion la diatribe de Rubiales...
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