20 ans après le reportage CVR : témoignages des années de violence et de terreur

Carlos Paucar - La República - 27/08
Mémoire. Le 28 août 2003, le rapport de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) a été remis au gouvernement péruvien. Pour commémorer cet acte, le livre Mémoires de douleur et de résilience a été lancé. Ici, des fragments de quelques témoignages recueillis sur ses pages et qu'il ne faut pas oublier.

Il est impossible de ne pas être choqué par chacun des témoignages, 26 au total, rassemblés dans le livre Mémorial de la douleur et de la résilience (En hommage au 20e anniversaire de la remise du rapport final de la Commission vérité et réconciliation). Impossible de ne pas ressentir à nouveau les décennies de violence, avec tant de tensions vécues et tant de tragédies.

Le livre, dont les éditeurs sont l'historien et directeur du Lieu de Mémoire, Tolérance et Inclusion Sociale (LUM), Manuel Burga ; la sociologue et ancienne membre du CVR Sofía Macher ; et l'historienne et éducatrice Elena Príncipe, rappelle que le 28 août 2003, ladite commission a remis au gouvernement péruvien un rapport en 9 volumes et 2 500 pages, fruit du travail de deux ans de 12 commissaires, avec une analyse des causes et des conséquences de la violence qu'a connue le Pérou entre 1980 et 2000.

Le livre Mémorial de la douleur et de la résilience nous entraîne dans le désarroi d'hommes et de femmes, de villes entières, confrontés à une violence insensée et à une pauvreté ; et cela nous amène également à repenser les décennies de terreur, dont les cicatrices marquent encore les Péruviens. Ses enseignements ne sont pas à négliger.

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Nous publions ici des fragments de témoignages sur le 20e anniversaire de la remise du rapport CVR demain lundi 28. Aujourd'hui, quand la culture de la démocratie et DD. H H. au Pérou, ils subissent des attaques à maintes reprises, et les morts du sud nous désignent encore, il faut toujours garder à l'esprit ces faits atroces de notre histoire.

Teodora Huincho : "Puis j'ai regardé mon fils, ils lui avaient mis une balle"

« Il n’y a personne pour nous aider. Mes enfants, ils ont tous été tués. Ils sont entrés par l'autre porte (dans l'église de Callqui). Quand ils l’ont renversé, ils avaient déjà mitraillé toutes les maisons, nous étions tous à terre. Alors ils entrent en disant : « Où est Concepción Chávez ? Et je réponds : 'Voici seulement son petit-fils'. Ensuite, son petit-fils a également été emmené dehors. Ils les ont sortis un par un. Alors, j'ai fini de louer et tous les enfants pleuraient aussi. Alors, je me retire. J'ai regardé le sol.

Immédiatement, ils avaient tué tout le monde. Puis j'ai r...
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