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60 ans de «I have a dream» : «Martin Luther King ne serait pas un déboulonneur de statues»
Félix Roudaut - LE FIGARO -
27/08
ENTRETIEN - Alain Foix, auteur d’une biographie éclairante de «MLK», nous éclaire sur l’héritage laissé par le pasteur et la vision qu’il aurait des nouvelles formes de militantisme.
«I have a dream.» Le 28 août 1963, Martin Luther King déclamait devant 250.000 personnes, réunies au Lincoln Memorial pour la «marche pour l'emploi et l'égalité», l’un des discours les plus puissants du XXe siècle. Sa célèbre anaphore, tout à la fois diatribe contre le racisme quasi-systémique qui régnait alors outre-Atlantique et ode à la non-violence, a fait de son auteur l’un des héros universels du combat pour les droits civiques.
Soixante ans après cette harangue inspirée, quel regard aurait porté son auteur sur une société américaine qui paraît plus fracturée que jamais et, plus généralement, sur les nouvelles formes de militantisme pour les droits civiques, comme le «wokisme» ? Pour tenter d’esquisser une réponse, Le Figaro a interrogé Alain Foix. L’Écrivain et metteur en scène est notamment l’auteur d'une biographie de Martin Luther King chez Gallimard, Folio-biographies.
LE FIGARO - Soixante ans après le discours mythique de Martin Luther King, que reste-t-il de son combat?
Alain Foix - Il est vrai qu'après les récents événements comme l'assassinat de George Floyd par un policier américain et les contestations du mouvement Black Lives Matter, on peut avoir l'impression que rien n'a changé. Mais au-delà d... [Courte citation de 8% de l'article original]
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