Rentrée littéraire : Pascal Quignard le singulier

Valérie Marin La Meslée - LePoint - 27/08
L’un des plus grands écrivains français publie le douzième volume de son « Dernier Royaume », « Les Heures heureuses ». Rencontre.

«Écrire, c'est ne pas voir l'heure qui tourne, ne pas être conscient du temps, et je suis très heureux de pouvoir chaque jour perdre conscience pendant quatre ou cinq heures. Mon plaisir est là. » Un tout petit réveil caché près du transat consacré à la lecture - pour l'heure, d'un ouvrage sur le compositeur Gabriel Fauré - indique l'écoulement du temps. À côté, un piano attend la fin de la journée, moment où Pascal Quignard viendra s'y asseoir. Et, tout au fond de ce petit appartement du 19 e arrondissement parisien, sur des étagères, un alignement de classeurs rouges. Ils contiennent ses fiches de lecture, les lectures d'une vie. C'est un homme empreint de sérénité et disponible qui vous reçoit, prend le temps de la réflexion, à chaque question, cherche le mot juste, s'excusant de partir un peu ailleurs (« Je suis un homme de la digression totale »), et on a toujours envie de le suivre…

De Tous les matins du monde, adapté au cinéma par Alain Corneau (1991), à Villa Amalia, adapté par le cinéaste Benoît Jacquot en 2009, des Ombres errantes (prix Goncourt 2002) au Sexe et l'Effroi, autant romanc...
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