VIDÉO - Drogue : les gains faramineux des points de deal

LCI - 25/08
[VIDÉO] - Après les récents homicides à Nîmes liés au trafic de drogue, pourquoi est-il si difficile de mettre un terme à ces fameux point de deal ? Ils rapportent en fait énormément d'argent. Du coup, les trafiquants sont prêts à tout pour garder la main sur leurs territoires.

Après les récents homicides à Nîmes liés au trafic de drogue, pourquoi est-il si difficile de mettre un terme à ces fameux point de deal ?
Ils rapportent en fait énormément d'argent.
Du coup, les trafiquants sont prêts à tout pour garder la main sur leurs territoires.

"Évidemment, lorsque des points de deal représentent entre 60.000 et 100.000 euros d'argent liquide, lorsque nous mettons fin à des trafics qui pourrissent la vie des citoyens, il y a des réactions". Après les récents homicides à Nîmes, liés au trafic de drogue, le ministre de l'Intérieur l'assure :  la lutte contre ce fléau ne se limite pas à une question d'effectifs policiers. L'argent qu'il rapporte est également le nerf de la guerre. 

Il y a plein de possibilités aux trafiquants pour cacher leurs armes, cacher leur drogue et leurs stupéfiants

Bruno Bartocetti, secrétaire national du Syndicat Unité SGP-Police FSMI-FO

Ainsi, le quartier Pissevin, au sud de Nîmes, est l'un des points de deal les plus importants du Gard. Avec une situation géographique stratégique puisqu'il est situé à côté de l'autoroute A9. Une route empruntée par les trafiquants pour amener la marchandise d'Espagne, principale porte d'entrée en Europe du cannabis, venu du Maghreb et de la cocaïne, importée depuis l'Amérique du Sud. Autre avantage de ce quartier, sa configuration. "Les trafiquants connaissent bien les endroits pour mieux s'échapper lorsque des policiers arrivent, donc il y a plein de possibilités aux trafiquants pour cacher leurs armes, cacher leur drogue et leurs stupéfiants", explique Bruno Bartocetti, secrétaire national du Syndicat Unité SGP-Police FSMI-FO, dans la vidéo du JT de 20H en tête de cet article. 

Résultat, dans ce quartier, certains endroits ont été totalement réquisitionnés par les trafiquants, comme une galerie marchande reconvertie en supermarché de la drogue. Sur les murs, des tableaux affichent les tarifs et à chaque point de deal, un guetteur est à son poste. Ces petites mains confient au JT de TF1 être payées environ 100 euros la journée. Et certains peuvent très vite basculer, comme l'indique maître Fahd Mihih, avocat pénaliste au barreau de Nîmes, habitué de ces dossiers. "Ils sont capables de manipuler des armes. Et s'ils sont bien rémunérés d'aller tirer sur quelqu'un. Donc, on a effectivement des profils de jeunes qui sont inquiétants", affirme-t-il. 

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Dans ce quartier de Nîmes, ville moyenne en France, chaque semaine, la drogue arrive par centaines de kilos. "Aujourd'hui, il n'y a plus de villes épargnées par le trafic de stupéfiants. N'importe quelle échelle est touchée puisque les consommateurs se trouvent partout", assure Claire Andrieux, auteure de la "Guerre de l'ombre". Dans le département du Gard, l'année dernière, trois tonnes de cannabis ont été saisis. Un chiffre qui a triplé en quatre ans. 

Virginie FAUROUX Reportage TF1 : Jeanne Quancard, Guillaume Bertrand et Stephan Iorgulescu

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