La Russie de Vladimir Poutine est depuis longtemps une terre de morts mystérieuses. En 1998, peu après sa nomination à la tête des services de sécurité, Galina Starovoitova, une parlementaire qui croyait à l'instauration de la démocratie en Russie, a été abattue dans la cage d'escalier de son immeuble à Saint-Pétersbourg. En 2006, Anna Politkovskaïa, une journaliste qui en savait trop sur les guerres tchétchènes que Poutine a utilisées pour se propulser au pouvoir, a connu le même sort dans la cage d'escalier de son immeuble à Moscou. En 2015, Boris Nemtsov, un fervent critique de la présidence de Poutine, a été tué par un assassin à quelques pas du Kremlin. D’autres critiques ont à peine survécu. En 2020, Alexeï Navalny, organisateur du seul mouvement politique véritablement national anti-Poutine, est tombé gravement malade lors d’un vol Tomsk-Moscou après avoir été empoisonné.
Toutes ces victimes étaient des opposants officiels de Poutine, des personnes qui parlaient ou écrivaient contre la kleptocratie qu’il avait bâtie. Depuis que Poutine a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine, une autre catégor...
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