Marie Tabarly, prête pour un tour du monde sans GPS ni ordinateur de bord

GEO - 23/08
Fille du célèbre marin Eric Tabarly, Marie Tabarly, 39 ans, est une navigatrice chevronnée. Capitaine de Pen Duick VI, qui appartenait à son père, elle...

Huit mois en mer à l’ancienne

Le départ de l’Ocean Globe Race sera donné le 10 septembre, au Royaume-Uni. Une quinzaine de voiliers s’élanceront pour un tour du monde en quatre étapes par les trois caps : Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn. La course se fera sans aide technologique : les marins s’orienteront avec des cartes en papier et au sextant, en observant le soleil et les étoiles.

Obligations :

  • Monocoque de 47 à 73 pieds, conçu avant 1988
  • Une femme et un jeune de moins de 24 ans à bord à chaque étape
  • Deux tiers d’amateurs à bord

Interdictions :

  • GPS
  • Pilote automatique électrique
  • Téléphone satellite pour usage privé (uniquement autorisé pour communiquer avec la direction de course)
  • Transmissions Radio Amateur
  • Fibre de carbone et autres matériaux high-tech pour le voilier
  • Smartphones, tablettes et ordinateurs
  • Musique numérique (cassettes seulement)

Exceptions :

En cas de problème, les marins disposent tout de même à bord d’un traceur GPS (sous scellé), de transpondeurs et d’alarmes radars ainsi que des équipements de survie modernes.

⋙ VIDÉO - Le navigateur François Gabart répond aux questions de l'animateur Raphaël de Casabianca

GEO : Vous avez navigué un peu partout dans le monde, de la Patagonie au Groenland, participé à une expédition de Mike Horn en Mongolie, vous vous lancez aujourd’hui dans une course autour du monde à la voile sans outils technologiques… vous définissez-vous comme une aventurière ?

EN IMAGES Cap Horn : l'envers du bout du monde

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Marie Tabarly : J’ai trop de respect pour les grands explorateurs, tel Paul-Émile Victor, pour me définir comme une aventurière ! Cependant, la vie est toujours une aventure… et la mienne l’est un peu plus. Je n’ai pourtant pas planifié une telle carrière. Si l’on m’avait annoncé il y a cinq ans que je serais capitaine de Pen Duick VI, je ne l’aurais pas cru… Depuis toute petite, je rêve devant les exploits de Florence Arthaud, Peter Blake et Kersauson, d’autant que je les croisais très régulièrement. Mon père ne faisait pas partie de la liste : c’était mon père, pas un aventurier parmi les autres. Et je me suis toujours di...
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