En poste à la tête de la fédération espagnole de football depuis 2018, Luis Rubiales est sur un siège éjectable depuis qu'il a embrassé de force Jenni Hermoso lors de la finale de la Coupe du monde. Pas décidé à démissionner malgré les nombreuses pressions mises par les politiques espagnols, il pourrait être démis de ses fonctions de trois façons. Explications.
Poussé à la démission par de nombreux politiques espagnols après son baiser forcé à Jenni Hermoso, le président de la fédération espagnole de football Luis Rubiales, n'envisagerait pourtant pas de quitter son poste selon les médias espagnols. Il pourrait tout de même être démis de ses fonctions par plusieurs moyens.
1- Le recours du ministère du Sport devant le Tribunal administratif du sport
Si Rubiales ne démissionne pas, c'est le Conseil supérieur du Sport (l'équivalent du ministère des Sports français), qui pourrait décider s'il restera ou non en fonction. En d'autres termes, le gouvernement. Trois plaintes sont actuellement sur la table: une déposée par Miguel Galán, président du centre national de formation des entraîneurs espagnols, un autre par l'ancien arbitre Estrada Fernández et la dernière par la vice-présidente du gouvernement espagnol Yolanda Diaz. En 2017, Miguel Galán avait déjà dénoncé Ángel María Villar, ancien président de la fédération espagnol aussi accusé d'abus de confiance et de détournements, devant le CSD et qui avait déclenché sa déchéance à la tête de la RFEF.
La procédure est la suivante: le CSD étudie les trois plaintes, si elles sont suffisament fondées pour engager une procédure, elles seront portées devant le Tribunal administratif du sport, dont la sanction pourrait conduire à la révocation de Rubiales. Le temps de l'enquête et selon les éléments, le CSD pourrait suspendre temporairement le dirigeant. Un processus qui pourrait même se dérouler en l'espace d'un...
[Courte citation de 8% de l'article original]