Aujourd’hui, dans INFRA, on va parler du Hum, le bourdonnement, un son mystérieux perçu par une fraction de la population à travers le monde entier, et qui continue, après plus d’un demi-siècle, à confondre les scientifiques. Dans cet épisode, il sera question d’infrasons, du Hum de Windsor, de Taos ou de Kokomo, de chapeaux en aluminium, de complot gouvernemental, et de poissons qui produisent des sons de corne de brume

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    Personne ne sait vraiment quand le Hum a commencé.
Des historienshistoriens affirment que les premiers témoignages remontent au XIXème siècle, pendant la Révolution industrielle. À cette époque, certains disent entendre un [bourdonnement constant, comme celui produit par une gigantesque nuée d'abeilles]. Avancez dans les années 1940 et 50 et des milliers de personnes cette fois déclarent être gênées par un [vrombissement] dans les régions de Londres et du South Hampton. Pour les plus rigoureux, toutefois, c'est autour des années 70 que se place le point d'origine du phénomène, avec les premiers témoignages documentés par les scientifiques. Cette incertitude qui entoure la chronologie du Hum n'est que le point départ d'une série de questions dont beaucoup peinent encore à trouver une réponse. S'agit-il d'un son, d'une onde électromagnétiqueonde électromagnétique ou d'une illusion auditive ? Pourquoi est-il audible à travers le monde entier ? A-t-il plusieurs sources distinctes ou une seule explication possible ? Et pourquoi est-ce que seulement 2 % des gens parviennent à le percevoir ?

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    Le Hum, un son mystérieux depuis plus d'un demi-siècle

    Commençons par ce que l'on sait. Le Hum est défini comme un son à basse fréquence, audible par une petite fraction de la population d'un bout à l'autre du globe, et généralement décrit comme le [bruit distant d'un moteur dieselmoteur diesel en marche]. Il peut parfois s'accompagner d'un sifflement, mais dans tous les cas, il doit être majoritairement grave, ne dépassant habituellement pas les 100 HzHz. [100 Hz : un son grave, similaire à celui d'une corne de brumebrume de bateau entendue au loin.] On surnomme ses victimes les « hearers », les entendeurs, et ce phénomène en apparence acoustique peut s'accompagner de tout un tas de symptômessymptômes plus ou moins désagréables : insomnieinsomnie, nausées, spasmes musculaires, stressstress chronique, difficultés de concentration, fatigue, palpitations cardiaques, maux de tête, augmentation de la tension, fatigue oculaireoculaire, picotements, pressionpression auriculaire, sensation de corps qui vibre ou qui crépite électriquement, changements de personnalité, ou encore hallucinationshallucinations (généralement auditives). Comme le précise Geoff Leventhall, grand expert du son et des vibrationsvibrations, le terme Hum qualifie un son répondant à ces critères et dont la source n'a pas encore été identifiée. Ce qui fait le Hum, c'est donc son mystère.

    (Une femme couchée dans un lit se bouche les oreilles avec son oreiller.) Le Hum est souvent une source de fatigue et de stress pour ses entendeurs. © lightpoet, Adobe Stock

    Basses fréquences et infrasons

    Alors il existe tout plein de sources de bruits basses fréquences sur Terre, comme les séismesséismes, les tempêtestempêtes, les éruptions, l'activité géomagnétique, les avalanchesavalanches ou la foudrefoudre]. Et depuis l'avènement des machines, les humains n'ont fait qu'allonger la liste : transports, éolienneséoliennes, mines, usines, et j'en passe.Les définitions peuvent varier, mais on situe généralement un son basse fréquence entre 10 et 100 Hz, et un infrason en dessous de 20 Hz, la limite théorique de l'audition humaine. Sauf que, comme on va le voir, un infrason, contrairement à la définition populaire, n'es...
    [Courte citation de 8% de l'article original]