Elle a fui Paris en 2017, en pleine rentrée littéraire. Attachée de presse dans l’édition, Aurélie Lacroix est restée dix années, presque jour pour jour, dans la ville où elle rêvait de vivre depuis son adolescence. En quête d’espace, elle s’est installée à Bordeaux, a repris des études et obtenu brillamment un diplôme qui la destinait au travail dans une institution culturelle, avec une prédilection pour le spectacle vivant. Et puis, soudain, alors que l’avenir semblait s’ouvrir, la maladie l’a percutée. Un matin, elle n’a plus pu se lever. « Je me suis effondrée a posteriori, en partie à cause d’un deuil amoureux que je n’arrivais pas à faire », raconte-t-elle.
Récit de quinze années d’une passion chaotique vécue à distance entre la narratrice et E. (pour « elle »), l’Unique objet de mon regard puise dans ce matériau autobiographique pour en extraire des moments fondateurs, de manière non linéaire. « Cette passion est inédite dan...
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