Serigne Mboup candidat à la présidentielle de 2024 : « C’est plus difficile de gérer une entreprise que de diriger un pays »

Seneweb - 22/08
Serigne Mboup candidat à la présidentielle de 2024 : « C’est plus difficile de gérer une entreprise que de diriger un pays »; Premier site d'informations de l'Afrique de l'ouest | seneweb.com
Serigne Mboup candidat à la présidentielle de 2024 : « C’est plus difficile de gérer une entreprise que de diriger un pays »
Après la mairie de Kaolack, Serigne Mboup par ailleurs Président de l’Union nationale des chambres de commerce et d’industrie du Sénégal (UNCCLAS) part à la conquête de la magistrature suprême. Celui qui a vu le jour en 1966 à Kaolack et qui revendique partout qu’il est ‘’ Ndongo daara’’ (issu du système d’enseignement coranique) ne nourrit aucun complexe par rapport ‘’ aux candidats intellectuels’’.  De tous les candidats, il estime qu’il est le seul à proposer un programme clair et bien défini. Il est partant pour la Présidentielle de 2024 par devoir citoyen et moral. Sa conviction, c’est que Ousmane Sonko doit participer à cette élection. Il milite pour la réconciliation des Sénégalais après cette période de crise qui a créé des cassures au sein de la société sénégalaise.  Au-delà, il soutient que le Sénégal a reculé au plan économique. Il en veut pour preuve, en 1960, le revenu par tête d’habitant était de 1200 dollars, c’est-à-dire environ 800.000FCfa. Aujourd’hui, ce revenu est de 1600 dollars, soit 1 million de Francs CFA. Le patron du Groupe CCBM qui génère 1.000 emplois directs et 4.000 emplois indirects défend qu’il est plus difficile de gérer une entreprise que de diriger un pays. 
Pouvez-vous revenir sur votre cursus et votre parcours professionnel ?
Je suis né en 1966 à Kaolack. Mais mes parents sont originaires du Baol et du Ndiambour. Après avoir commencé mes études coraniques à Kaolack pendant deux ans, on m’a ensuite emmené à Coki à l’âge de 10 ans. Et, en moins de trois ans, j’ai mémorisé le Coran, avant de poursuivre l’apprentissage de l’Arabe. J’ai aussi appris le français, et en même temps j’enseignais le Coran aux enfants. C’est en 1983 que mon père m’a pris à ses côtés pour le travail. J’étais sous sa direction jusqu’en 1992, année de son rappel à Dieu. C’est à partir de ce moment que nous avons commencé à nous organiser pour monter une société formelle, qui est devenu...
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