Entre Barbie, Oppenheimer, le dernier Mission impossible (Dead Reckoning, partie 1), difficile pour le cinéma français de réellement exister cet été. Ce qui n'empêche pas les productions hexagonales de briller, bien au contraire. Derrière le dernier épisode de Ninja Turtles: Teenage Years, en salles depuis le 9 août, se cachent par exemple les équipes de Mikros Animation, chargé ici d'assurer l'animation visuelle et les effets spéciaux. Basé à Paris et Montréal, le studio a beau partager cette tâche avec Paramount et Nickelodeon, sa présence dans l'arrière-boutique d'un tel blockbuster confirme le poids toujours plus conséquent de l'animation française au sein du paysage mondial.
Un hasard? Pas vraiment. Cette omniprésence, ce succès indéniable, l'Hexagone le doit en partie à une multiplication de ses studios d'animation. Plus de 120 seraient actuellement actifs, dont quelques grosses locomotives à même d'assurer des livraisons de grandes envergures, taillées pour un large public. Pensons à TAT Productions, qui développe actuellement pour Netflix l'adaptation en série du Combat des chefs d'Astérix par Alain Chabat; mais aussi Illumination Studios Paris qui, depuis Paris, emploie plus de 500 personnes et œuvre sur des projets tels que Moi, moche et méchant, Les Minions, Comme des bêtes ou Tous en scène.
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