Eclairée par la lampe de son téléphone, Tetiana Bezatosna se fraye un chemin dans les ruines calcinées. Cette ukrainienne revisite son appartement détruit par des bombes russes, avec peu d'espoir qu'il soit un jour reconstruit.
Situé à Kharkiv, grande ville du nord-est de l'Ukraine, le logement de cette mère de deux enfants compte parmi les centaines de milliers endommagés par la guerre.
Dans les villes ukrainiennes touchées, rebâtir sur les destructions -- sans précédent en Europe depuis des décennies --, reste compliqué en raison des frappes russes incessantes.
Tetiana Bezatosna habite Saltivka, un quartier résidentiel du nord-est de la ville, particulièrement ciblé.
Cette banlieue autrefois prospère, qui a compté plusieurs centaines de milliers d'habitants, offre désormais un paysage de désolation avec de nombreux hauts immeubles détruits, éventrés, noircis.
Des grues immobiles y symbolisent la lenteur de la reconstr...
[Courte citation de 8% de l'article original]