Dans la dernière ligne droite ! Après plusieurs mois d'attente, des heures de souffrance et des ascenseurs émotionnels successifs, les joueurs du XV de France touchent enfin au but. À moins de trois semaines du match d'ouverture contre les All Blacks et après la victoire sérieuse 34 à 17 face aux Fidji, les tricolores vont connaître le nom des heureux élus qui participeront à "leur" Coupe du monde, avec comme objectif affiché la conquête d'une première étoile. Ce lundi, Fabien Galthié va égrainer, au JT de 13H de TF1, l'identité des joueurs qui seront de l'aventure. Le groupe élargi (42 unités) va alors être ramené à 33 noms, même si certains vont conserver le rôle de réserviste.
Depuis l'arrivée de l'ancien entraîneur de Montpellier et Toulon au chevet des Bleus et 30 victoires plus tard sous son mandat (avec celle contre les Fidji à Nantes), les Français ont eu le temps d'emmagasiner confiance et certitudes tant et si bien que l'ossature de l'équipe est déjà largement dessinée. "Si on attend dimanche pour faire la liste, c'est qu'on n'a rien fait pendant quatre ans, a d'ailleurs réagi Fabien Galthié à La Beaujoire. On essaie de travailler de manière cohérente. Cette liste des 33, vous en faites un événement, mais il pourrait y en avoir certains qui ne seront pas là au début, qui ne seront pas dans les 33 et qui seront les héros de cette compétition".
"Dans la construction de cette liste, on est dans la continuité depuis de nombreuses semaines et chaque match de préparation nous amène à réfléchir", avait aussi indiqué le manager Raphaël Ibanez quelques jours plus tôt. Mais la préparation a aussi permis, dans une certaine mesure, de rebattre les cartes. D'effectuer des ajustements à la marge. "Chaque match va nous aider à construire cette liste. Les entraînements aussi, l'implication de tout le groupe... On avance avec sérénité", souligne l'ancien talonneur international (98 sélections entre 1997 et 2006). Reste qu'exclure une dizaine de joueurs de ce groupe élargi revient à résoudre plusieurs équations complexes.
Avec qui Antoine Dupont fera-t-il la paire ? C'est la question sur toutes les lèvres depuis l'annonce de la blessure de Romain Ntamack, victime d'une rupture du ligament croisé antérieur et forfait pour l'ensemble de la compétition. Il s'agit toutefois de la problématique sur laquelle le staff tricolore devrait donner le moins de réponse dans l'immédiat. En effet, Matthieu Jalibert et Antoine Hastoy sont assurés d'être du voyage.
Mais la hiérarchie entre les deux hommes au poste de N.10 reste, elle, encore à définir. Le Bordelais fait figure de favori et a pour lui son vécu avec la tunique frappée du coq mais doit aussi dissiper les doutes qui l'accompagnent, que ce soit sur sa capacité à se montrer solide en défense ou sa compatibilité avec Antoine Dupont. Le Rochelais part, lui, de plus loin sur le plan de l'expérience sur la scène internationale mais a déjà donné de réelles assurances dans les gros matchs, participant largement au titre européen de son club la saison dernière.
Pour l'heure, Fabien Galthié n'a rien laissé filtrer. "Antoine (Hastoy) est avec nous depuis la tournée en Australie il y a deux ans, il a moins de sélections que Romain (Ntamack) ou Matthieu (Jalibert) mais il a accumulé beaucoup d'expérience, beaucoup de participations aux préparations. Le vécu, il l'a. C'est leur destin, c'est leur moment à eux et à nous aussi", a expliqué le sélectionneur. Après sa prestation sérieuse samedi à Nantes face aux "Flying Fidjians", l'ouvreur sait que la dernière rencontre contre l'Australie (à voir sur TF1 et MYTF1) devrait permettre d'y voir plus clair.
Alors qu'il s'était installé comme un titulaire fiable sur l'aile lors du dernier Tournoi des Six Nations, Ethan Dumortier ne marche plus sur l'eau. Relativement discret lors du premier match contre l'Écosse, où il a été éclipsé par le casque rouge de Louis Bielle-Biarrey, il n'a ensuite pas participé aux autres rencontres des tricolores. Sa friabilité en défense et son manque de polyvalence (conjugués au retour en forme de Gabin Villières) paraissent désormais être rédhibitoires dans l'esprit de l'encadrement. Justement, la faculté à jouer aussi bien arrière qu'ailier de "LBB" pourrait faire la différence dans le final. Une thèse confortée par ses trois feuilles de match d'affilée lors des rencontres de préparation.
Concernant le poste d'arrière, Thomas Ramos fait office de titulaire indiscutable. Sa doublure devrait être Melvyn Jaminet, dont les capacités face aux perches sont devenues trop précieuses avec la blessure de Ntamack, on l'a encore vu face aux Fidjiens avec un quasi sans faute (7/8) ...
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