L’idée d’espaces souterrains comme habitats temporaires ou permanents a déjà été réfléchie pour faire face à des événements extrêmes voire pour coloniser Mars. Des expériences de vie souterraine ont même été menées sur plusieurs mois, mais pourrait-on vivre sous terre de façon pérenne ? Sans lumière naturelle, sans verdure et où la perception du temps est perdue, qu’en serait-il de notre santé mentale et quelles répercussions sur notre organisme ?  

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    Avez-vous déjà entendu parler de RÉSO ? S’étendant sur une superficie de 12 kilomètres carrés, cette ville souterraine courant sous Montréal (Canada) est constituée d’un réseau connecté d’hôtels, de centres commerciaux, de musées, d’espaces de bureaux et même d’une arène de hockey… Avec jusqu’à un demi-million de visiteurs par jour, ce projet urbain un peu particulier né dans les années 1960 est devenu incontournable.

    En plus d’être une attraction touristique, ce complexe souterrain, le plus grand au monde, sert également de refuge lors des journées glaciales de l’hiver.

    Ce type d’espaces pourrait-il constituer un habitat temporaire, ou permanent, pour les êtres humains ? Pour s’abriter des phénomènes météorologiques extrêmes dus au changement climatique dans les zones particulièrement touchées ? Ou, si nous devions un jour coloniser Mars, pour nous protéger des radiations et des températures de plus de 100 °C ? Techniquement, peut-être…

    Mais sommes-nous prêts à une vie sans verdure ni lumière naturelle, et où la liberté de mouvement est assez relative ? Le biochimiste et auteur de S.-F. Isaac Asimov avait imaginé de telles cités, où notre espèce resterait cloîtrée, loin d’un extérieur perçu comme hostile… Si pour nos descendants de fiction cet environnement est devenu la norme, il mettrait notre mental du XXIe ...
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