Canicule : matchs décalés, pause fraicheur... le sport (aussi) touché par la vague de chaleur

LCI - 18/08
[VIDÉO] - Une large partie de l'Hexagone est touché, en cette fin de semaine, par une forte vague de chaleur. Météo France a déclenché le dispositif de vigilance canicule dans une trentaine de départements, ce vendredi. Cette poussée soudaine du mercure perturbe l'organisation des matchs de sport professionnel.

Une large partie de l'Hexagone est touché, en cette fin de semaine, par une forte vague de chaleur.
Météo France a déclenché le dispositif de vigilance canicule dans une trentaine de départements, ce vendredi.
Cette poussée soudaine du mercure perturbe l'organisation des matchs de sport professionnel.

La France écrasée par le soleil. "Ce week-end, les fortes chaleurs s'accentuent, en particulier sur la moitié sud du pays. Elles s'annoncent durables et intenses avec des valeurs parfois supérieures à 40°C sur le sud-est à partir de dimanche", annonce Météo France, ce vendredi, dans son bulletin quotidien. À l'échelle de l'Hexagone, cet épisode devrait être le plus chaud de l'été 2023, se distinguant en plus, par rapport aux autres années, par son niveau d'intensité aussi tard dans la saison. Une quarantaine de départements ont d'ores et déjà été placés en vigilance canicule (jaune ou orange). 

La chaleur est un facteur qui peut nous fatiguer en plus du match

Maxence Caqueret

Au-delà des difficultés pour les personnes vulnérables et de l'impact sur des sols arides et des nappes phréatiques déjà asséchées, cette soudaine flambée du mercure perturbe largement les activités en extérieur, et notamment le sport. Alors que les compétitions de clubs reprennent progressivement, les températures élevées font peser un risque sur les organismes, à plus fortes raisons ceux des athlètes. Déjà accru par un effort intense, le rythme cardiaque augmente encore davantage lors de fortes chaleurs. Dans la touffeur des stades, le cœur d'un sportif est doublement mobilisé. La menace de la déshydratation est, également, décuplée. 

"La chaleur est un facteur qui peut nous fatiguer en plus du match. Au niveau musculaire, ça reste assez dangereux. Même si on se doit d’être professionnel, il y a des petits détails qui font que ça peut être plus dangereux et la chaleur en fait partie. Ça rajoute des points négatifs sur la forme des joueurs et de l’effectif", a souligné Maxence Caqueret, milieu de l'Olympique Lyonnais, lors de la traditionnelle conférence de presse d'avant-match. "C’est la santé des joueurs qui devrait être déterminante et on sait très bien que ce n’est pas le cas", peste, de son côté, son entraîneur Laurent Blanc. 

Le coup d'envoi de certaines rencontres retardé...

En effet, si les mesures à prendre sont souvent évidentes, et rappelées par le ministère de la Santé - décaler l'épreuve aux heures les moins chaudes, adapter les conditions de pratique, boire régulièrement -, elles ne sont pas toujours simples à mettre en œuvre dans le monde professionnel. Les enjeux pour les diffuseurs, la logistique pour les supporters ou encore la disponibilité des stades constituent autant de contraintes qui rendent peu flexibles des ajustements éventuels pour des raisons météorologiques. 

Malgré tout, face aux chaleurs extrêmes annoncées, le gouvernement a pris le sujet à bras-le-corps, via une "cellule d’anticipation et de coordination", et quelques aménagements ont été mis en place par les instances compétentes. Ainsi, plusieurs rencontres ont vu leur coup d'envoi repoussé de quelques heures afin d'assurer la sécurité des acteurs et ainsi, espérer pouvoir compter sur une relative fraicheur. Dans le Rhône, où la chaleur promet d'être particulièrement accablante, les matchs entre Lyon et Toulon, en Top 14 (rugby), et Lyon et Montpellier, en Ligue 1 (football), commenceront donc respectivement à 18h10 (au lieu de 16h) et 19h00 (au lieu de 17h00), ce samedi. Plus au sud, le Monaco-Strasbourg, toujours en première division, se disputera à partir de 19h00 (au lieu de 17h05), dimanche. 

...et des pauses fraîcheurs

Par ailleurs, des pauses fraîcheur - pendant lesquels l'arbitre arrête le jeu provisoirement pour permettre aux acteurs de s'hydrater - devraient être observées, après environ 20 minutes de jeu, sur la majorité des pelouses de l'Hexagone ce week-end. "Des 'water breaks' seront effectués sur la quasi-totalité des rencontres de ce week-end", confirme la Ligue nationale de Rugby (LNR) à TF1Info. Ils sont "anticipés en amont et décidés conjointement par l’arbitre, les staffs et le médecin indépendant, qui peuvent d’ailleurs en fixer plusieurs pendant un match s’ils le souhaitent", ajoute l'instance. "Ces pauses peuvent être allongées pour permettre aux médecins des clubs de faire un...
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