Voilà une vingtaine d’années que l’on note une augmentation sans précédent des émissions de méthane, qu’il s’agisse d’émissions naturelles ou liées à l’activité humaine. L’ampleur du phénomène est tel qu’il est désormais comparable à ce qui s'est produit au moment des terminaisons glaciaires, indiquant que nous sommes certainement à l’aube d’une réorganisation majeure du climat.

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    Le méthane, c'est désormais bien connu, est un puissant gaz à effet de serre. Or, tout comme pour le CO2, on observe depuis 2006 une accélération de la quantité de ce gaz dans l'atmosphèreatmosphère terrestre. Mais alors que l'origine du CO2 est principalement humaine et liée à la combustioncombustion d'énergies fossiles, ces nouvelles émissionsémissions de méthane semblent principalement associées à des processus biologiques.

    Rassurant ? Pas vraiment. Car s'il est normal d'observer des émissions de méthane d'origine naturelle, l'accélération que l'on note sur les deux dernières décennies est plutôt inquiétante et en dit long sur le stade de dérèglement climatique que nous avons atteint désormais.  

    Des taux d’émission plus importants que durant le pic de production industrielle

    Car il s'agit là d'un phénomène déjà observé par le passé à des moments particulièrement critiques dans l'histoire climatique de la TerreTerre. Cette accélération des émissions de méthane est en effet d'ampleur similaire à ce qui a été observé au moment de la transition entre les périodes glaciairespériodes glaciaires et interglaciaire...
    [Courte citation de 8% de l'article original]