Barbie voit la vie en rose… et en vert. Triomphe estival au box-office, le film de Greta Gerwig va remplir les caisses de la Warner et de Mattel - qui a déjà constaté une hausse des ventes de ses poupées -, mais aussi les poches de sa vedette, l’Australienne Margot Robbie. En cumulant son salaire et les bonus qu’elle a négociés en qualité de productrice, la comédienne devrait toucher aux alentours de 50 millions de dollars, révèlent plusieurs sources concordantes à Variety.
C’est une belle récompense pour la star puisque c'est elle qui a convaincu la marque de jouets de confier le destin cinématographique de la célèbre poupée à sa société de production, Lucky Chap. Dans un portrait que lui consacre Vogue, elle raconte une réunion au sommet en 2018 avec Ynon Kreiz, le CEO de Mattel, dans le cadre feutré du Polo Lounge, le restaurant du célèbre Beverly Hills Hotel de Los Angeles.
Ce jour-là, Margot Robbbie vient accompagnée de son mari, Tom Ackerley, et de leur associé Josey McNamara. "Nous sommes Lucky Chap", explique la comédienne à propos de cette structure qui défend des projets qui visent à injecter plus de parité dans l’industrie hollywoodienne. "Voici ce que nous faisons, voici nos valeurs et voici pourquoi nous devons être ceux qui font un film sur Barbie", plaide-t-elle.
À l’époque, Lucky Chap a déjà plusieurs succès à son actif comme Moi, Tonya, le film sur la sulfureuse patineuse Tonya Harding qui a valu à Margot Robbie sa première nomination à l’Oscar. Mais aussi Promising Young Woman, la "dark comedy" d’Emerald Fennell qui a remporté l’Oscar du meilleur scénario original.
Rétrospectivement, Margot Robbie avoue qu’elle n’avait pas d’idée précise sur le film à venir. Mais plutôt une intention. "Je lui ai dit que nous voulions honorer les 60 ans d’héritage de la marque", raconte-t-elle. "Tout en reconnaissant qu’il y a beaucoup de gens qui ne sont pas fans de Barbie. Et qui en réalité ne sont pas juste indifférents vis-à-vis de Barbie. Ils détestent Barbie. Ils ont un vrai problème avec elle. Et nous devons trouver une manière de l’intégrer."
Après avoir convaincu le big boss de Mattel, la comédienne se tournera vers Greta Gerwig, qui posera comme condition d’écrire le scénario avec son compagnon, le cinéaste Noah Baumbach. Le reste appartient à l’histoire du cinéma. Variety indique que la réalisatrice devrait elle aussi bénéficier de généreux bonus suite au succès de Barbie, sans préciser leur montant. Il y a quelques jours, elle est devenue la première femme à réaliser un film dépassant le milliard au box-office.
Le plus surprenant, c'est que Margot Robbie s'est longtemps contentée du rôle de productrice. Au départ, ni elle, ni Greta Gerwig ne souhaitaient qu'elle interprète Barbie. Elles avaient même jeté leur dévolu sur Gal Gadot, la star israélienne de Wonder Woman. "Gal Gadot a l'énergie de Barbie. Elle est incroyablement belle, mais on ne la déteste pas de l'être autant parce qu'elle est tellement sincère et gentille. C'en est presque ridicule", explique-t-elle dans Vogue. Sa Barbie idéale indisponible, elle se laissera convaincre de reprendre le job.
Le choix s'est avéré payant puisque depuis sa sortie, Barbie a déjà engrangé 526,3 millions de dollars de recettes aux États-Unis et 657,6 millions dans le reste du monde, pour un cumul en cours de 1,18 milliard. En France, le film vient de franchir la barre des 4 millions d’entrées et pourrait vite dépasser le dernier Astérix pour devenir le deuxième plus gros succès de l’année, derrière les 7 millions de Super Mario Bros. En attendant mieux ?
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