L'Espagne n'a pas réussi à rouvrir des voies sûres et légales pour les demandeurs d'asile dans ses enclaves nord-africaines de Ceuta et Melilla, depuis la pandémie du COVID-19, ont déclaré des ONG à Euronews.
Les ONG de défense des droits des migrants ont accusé les autorités espagnoles de mener une politique "illégale" et "discriminatoire" de refoulement et d'expulsion des demandeurs d'asile "noirs" d'origine subsaharienne aux frontières extérieures de l'UE, à Ceuta et Melilla, dans le nord du Maroc, depuis la déclaration de l'état d'urgence en mars 2020.
"Les autorités espagnoles ont fermé la frontière sans donner aucune sorte d'accès à l'asile", a affirmé, à Euronews Mar Soriano, conseiller juridique de l'ONG Solidary Wheels, basée à Melilla. _"C'était déjà limité pour les Noirs qui font face à une discrimination disproportionnée de la part des gardes-frontières marocains qui ne les laissent pas accéder à la frontière",_a-t-elle précisé.
L'ONG de Mar Soriano, ainsi que l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Human Rights Watch et Amnesty International, ont à plusieurs reprises exhorté les autorités espagnoles et marocaines à rétablir un accès "authentique" et "effectif" à l'asile par des voies "plus sûres" et "alternatives" afin de réduire le recours aux voyages dangereux et le risque que des événements tragiques ne se produisent.
Mais ces appels sont restés lettre morte, selon le dernie...
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