Max Hernández : « L'Accord national a oscillé entre une certaine indifférence et une sorte de ressource de dernière minute »

Enrique Patriau - La República - 13/08
La psychanalyste et secrétaire technique de l'Entente nationale s'est exprimée sur ce qui a été annoncé par Dina Boluarte concernant le forum de dialogue lors de son message à la nation le 28 juillet. "La confiance est brutalement érodée par une radicalisation profonde (...) Ce que produit la radicalité, c'est une sorte de répulsion mutuelle."

La présidente Dina Boluarte a annoncé dans son discours pour les fêtes nationales que l'Accord national serait convoqué, bien qu'il n'y ait pas de date pour sa réunion. Son secrétaire technique, le psychanalyste Max Hernández, répond sur le rôle que cette institution peut jouer dans la crise.

—Dans les circonstances actuelles, pensez-vous qu'il y a place au dialogue ?

« Je dirais qu'il y a un fort espoir de dialogue bloqué par la fragmentation, la polarisation et la méfiance. Pour dialoguer, il faut avoir...

« … un agenda commun ?

— Un agenda commun, mais surtout une confiance entre les parties pour s'accepter comme interlocuteurs, c'est-à-dire pour cesser de se voir comme des ennemis ou des adversaires. La confiance est brutalement érodée par la profonde radicalisation des points de vue. Ce que produit le radicalisme, c'est une sorte de répulsion mutuelle qui éloigne de plus en plus les positions conflictuelles. Ce qui s'est passé au Pérou, depuis le Sentier Lumineux puis à un niveau moins sanglant, mais tout aussi conflictuel ces cinq ou six dernières années, a exacerbé les positions de manière féroce. Et on dit que celui-là ne m'écoute pas parce que c'est un facho, ou qu'il ne me comprend pas parce que c'est un rouge. C'est intéressant. C'est comme si ces deux armes de destruction - la vacance et la confiance - étaient amenées dans un dialogue ordinaire. Ne me dérange pas parce que je te vide, ne me dérange pas parce que je te dissout.

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—Comment définiriez-vous ce qui s'est passé entre décembre et janvier au Pérou ?

"C'était un pic de violence. Je pense aussi que ce pic est en déclin. Ce n'est pas, comme certains le disent, que...
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