"Traverser la Manche, c'est jouer avec nos vies", a reconnu Hajji Mahmud.
Mais malgré les dangers, le migrant afghan est resté déterminé à tenter la traversée, même après la mort d'au moins six de ses compatriotes samedi matin lorsque leur navire a coulé.
Dans le camp de fortune de Loon-Plage sur la côte nord de la France, une quinzaine de tentes étaient éparpillées derrière un talus près d'un tas d'ordures en feu.
Mahmud y vit avec un groupe d'autres Afghans, certains très jeunes, et espérant une vie meilleure en Grande-Bretagne.
"Si nous avions une bonne vie en Afghanistan, un bon gouvernement, un bon système d'éducation...", a-t-il dit.
Il est entré dans l'Union européenne par la Croatie. Ce qu'il aimerait, dit-il, c'est que la police française et anglaise l'aide à traverser la Manche sans avoir à risquer sa vie.
Mais il sait qu'il n'obtiendra pas cela...
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