À Kahalé, « la guerre ne s’est jamais terminée »

LOrientLeJour - 11/08
Une chape de plomb pèse sur le village maronite depuis l’assassinat de Fadi Bejjani. Mais les habitants ont conscience de leur impuissance face à l’arsenal du Hezbollah. Le soleil est de...

Le soleil est de plomb aux abords de l’église Saint-Antoine. Il est midi à Kahalé et l’autoroute principale, d’ordinaire très fréquentée, est aujourd’hui déserte. La circulation a été coupée plusieurs kilomètres en amont afin d’assurer la sécurité en cette journée noire. À mi-chemin entre Aley et Baabda, le petit village maronite est en ébullition. Fadi Bejjani, légende locale, s’est éteint il y a deux jours après avoir été blessé lors d’un affrontement armé avec des partisans du Hezbollah venus défendre un camion accidenté appartenant au parti. Le corps vient d’être acheminé au pied de l’autel, à quelques mètres seulement de la maison du défunt, en bas des escaliers voisins. Le fils aîné, Élias, n’a...
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