"La circulation du virus est faible" : les autorités rassurantes sur une reprise du Covid-19

LCI - 11/08
[VIDÉO] - Le nombre de cas de Covid-19 est reparti à la hausse ces derniers jours en France. Mais la Direction générale de la santé se veut rassurante en précisant que "le niveau d'incidence est faible". Aucune restriction n'est envisagée.

Le nombre de cas de Covid-19 est reparti à la hausse ces derniers jours en France.
Mais la Direction générale de la santé se veut rassurante en précisant que "le niveau d'incidence est faible".
Aucune restriction n'est envisagée.

Il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Voilà, en somme, le message martelé ce vendredi 11 août par la Direction générale de la santé (DGS), alors que le Covid-19 pointe à nouveau le bout de son nez. Ces derniers jours, la circulation du virus est en hausse dans le pays, notamment en raison du nouveau variant EG.5, surnommé "Eris". Mais en plein cœur de l'été, la maladie apparue fin 2019 ne devrait pas gâcher la fin des vacances.

"Le niveau d'incidence en France est faible, l'impact sur les hospitalisations et le pré-hospitalier est faible", insiste la DGS, qui adopte tout de même une "posture de vigilance." D'après les données de Santé publique France, "nous observons bien une hausse du nombre de passages aux urgences, sur des effectifs petits, avec une part d'hospitalisations après passage aux urgences qui reste stable", poursuit-elle. Au total, 7,7 cas pour 100.000 habitants sont rapportés.

Un cas sur quatre provoqué par le nouveau variant

Toutes les classes d'âge sont concernées par cette tendance à la hausse, un peu plus marquée chez les 40-49 ans. L'augmentation du nombre de cas reste "limitée", et "localisée au sud-ouest, portée par les Landes et les Pyrénées-Atlantiques", ainsi que les régions de vacances très fréquentées. "Cela souligne que les effets concentration de population et les grands rassemblements jouent sur l'augmentation du nombre de cas", analyse la DGS. "Mais les autorités sanitaires ne sont pas inquiètes. Nous sommes attentifs à la situation."

Le nouveau variant, lui non plus, n'affole pas l'organisation du ministère de la Santé chargée de la mise en œuvre des politiques de santé publique. "Il possède un avantage de croissance relativement faible par rapport aux autres variants", estime la DGS. "En France métropolitaine, il représentait 26% des cas détectés au 17 juillet. Par effet mécanique, il va augmenter au niveau mondial et devenir dominant dans certains pays. C'est la suite logique de l'apparition d'un variant."

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En cas de symptômes, il est toujours possible de se faire tester. Par antigénique, en pharmacie, ou par PCR, en laboratoire de biologie médicale, rappelle la DGS, qui précise qu'"en France, tous les tests positifs donnent lieu à un séquençage" afin de surveiller les variants.

Elle évoque aussi le respect des gestes barrières habituels et le port du masque en cas de test positif, ainsi qu'une campagne de vaccination pour les personnes fragiles à l'automne, mais souligne qu'aucun tour de vis n'est dans les tuyaux. "Ce ne serait pas une disposition adaptée à la circulation actuelle du Covid-19, qui est devenu un virus comme d'autres, dont la bronchiolite et la grippe. Chaque automne, comme chaque hiver, il y a de la circulation virale."

Idèr NABILI

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