Vous êtes rarement à plus de quelques jours d'une symphonie aux Proms, mais à l'Albert Hall cette semaine à venir, c'est particulièrement important pour la pièce de déclaration orchestrale qui est au cœur de la tradition de la musique classique depuis, eh bien, à peu près la révolution française. Le 13 août, c'est la pièce maîtresse canonique de la Symphonie n° 3 de Beethoven, connue sous le nom d'Héroïque (Héroïque), puis la semaine suivante, la Symphonie n° 10 de Chostakovitch et la Troisième Symphonie de Mahler plairont à tous. Au-delà des poids lourds, le programme propose également un joyau symphonique composé par la Croate Dora Pejačević (1885-1923) pendant la première guerre mondiale alors qu'elle travaillait comme infirmière, et une œuvre fraîchement sortie de presse.
Comment cette forme unique a-t-elle pu avoir une emprise aussi durable sur l'imaginaire des compositeurs et du public depuis (au moins) deux siècles et demi ? Quel est exactement le secret de la symphonie ?
Les racines du genre se trouvent dans l'opéra. Les compositeurs de Milan du début au milieu du XVIIIe siècle ont...
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