Même si elles se font de plus en plus rares dans les paysages actuels, vous avez forcément déjà croisé ces usines avec un toit en dents de scie. Dans les films, les tableaux ou les logos, cette toiture torturée incarne l’image traditionnelle de l’architecture industrielle. Mais pourquoi cette forme si particulière s’est-elle imposée ? Ouest-France vous répond.
Il faut remonter au XIXe siècle en Angleterre, lors de la révolution industrielle, pour comprendre l’apparition des toits en dents de scie. Cette architecture a même un nom venu de l’anglais : le shed. En français, les architectes parlent de « toiture à redans partiels ». Quel que soit le nom qu’on lui accole, ce toit a bien un sens. Le toit en shed permet d’amener la lumière dans les usines avec une partie vitrée et une partie opaque qui limite l’éblouissement des ouvriers et la surchauffe des ateliers. À une époque où l’éclairage électrique n’est pas encore développé et où les usines ont besoin de grandes surfaces lumineuses, cette architecture naît donc d’un réel besoin.
Bien souvent, ce type d’usine est alors orienté dans le sens nord-sud : la partie vitrée tournée vers le nord pour capter une lumière constante (dans l’hémisphère nord).
La suite, vous vous en doutez. L’électricité s’est progressivement généralisée dans le secteur indus...
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